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Paris Presse Newspaper Archive: July 16, 1849 - Page 1

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Publication: Paris Presse

Location: Paris, Ile De France

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   Paris Presse (Newspaper) - July 16, 1849, Paris, Ile De France                                 Lnndi, 16 JUiUet.  Etiiion du Peuple : Cinq centimes.  lAunée 1849.  ¥  Bnreani de la vente :  ■m ni*tre-ltameHle)i«Vlclolre!i,  PAKIS, Cinq cMttmti.  I  DÉPARTE MENS, Dix eentimu.  Paris, Ig juiUet  GOVWEt^EmmT LE PIV» SimPLE  II.  OBJICTIOTIS BT REPONSE.  La réunion dans la même main du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif est une» idée monarchique. — Donc, la Presse voul le rétablissement de la royauté telle qu'elle existait avant 1789.  La i^union dans la même main du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif est une réminiscence révolutionnaire.—Donc, la Presse veut faire revivre le régime de la Convention, tel que le comprenaient, en 1793, Thariot et Robespierre, se rangeant en ces termes à l'opinion de Gondorcet (1)^:  c II est un principe iiaqitsl Chabot n*a pas rê pondu, c'est qu'il impdrtoiria République que la représentation nationale ne soit entravée par rien, et qu'il ne s*61ève pas d'ctutorité nui puisse dire au corps législatif : « De quel droit vous croyez-vous supérieurs à nous? M'avoDs-nous pas aussi été élus immédiatement par le peuple ? » Prenez garde que cette idée ne tende à consacrer la conjuration qui se développe en ce moment. • » TflURiOT.—Z>iicur«i(m sur la t:onsti(ution de 1793.  « En appuyant les observations du préopinant (Tburiot), je vous prie de remarquer combien est êMseniiel à la cônservation de la liberté quHi m M'établisse peu une rivalité dangereuse entre le c&nseil exécutif et le corps législatif, ce qui ne manquerait pas d'arriver si les*pouvoirs du conseil lui venaient immédiatement du peuple, comme ceux du corps législatif; car, les tenant de la môme source, il pourrait se croire égal en puissance, et augmenter encore son ascendant de toute la lorco dont il est, par sa nature, environné pour Teiécution.  • » uoBMiFiMRRM.—Diseuision sur la Consti-  tution de 1793. »  Il faut qu'on le sache : la Presse ne poursuit ni l'un ni l'autre de ces deux buts opposés.  L'unique but qu'elle poursuive, à l'écart de tous les partis, c'est la recherche d\ine forme de gouvernement qui préserve la France d'une révolution nouvelle et terrible, ou d'un déclin inévitable et rapide, si on ne se h^te, d'ici èl'époque fixée pour la révision de la Con-i-^-—---  (1) Voir, dans la Presse du vendredi 13 juillet, le passage extrait du rapport de Gondorcet sur la Constitution.  stitutioD, de mettre le temps à profit, et de plonger au fond des choses.  A chaque instant du jour, l'écho public apporte à la Precise ces mots ; « Cela ne peut » marcher longtemps ainsi, »  Si cela ne peut marcher longtemps ainsi, iftie laire T  Sur q^uels fondemens asseoir la stabilisé? Par quels moyens ramener la confiance? Il n'y a, nous dit-on, que trois modes de délégation du pouvoir par le peuple. A terme, A tie,  A titre héréditaire.  « À terme^ la stabilité disparaît; il faut re-» faire le pouvoir tous les trois, quatre ou » cinq an?; il faut le remonter comme une » horloge dont le mouvement est épuisé. Il y » a un jour, une heure iaiale où le pays est » sans gouvernement. Point d'esprit de suite, » point de concordance entre la durée de l'ac-» tion directe et la durée des crises Itnt exlé-» rieures qu'intérieures. Dangers pour le ter-ritoire, dangers pour l'ordre public; désa-» vantage relatif pour le peuple où cette loi » est en vigueur, quand ce peuple est entouré » de voisins chez lesquels la politique n'a » point d'interruption.  » Â vie, les inconvéniens reviennent moins » souvent, mais, ils sont les mêmes.  » A titre-héréditaire^ la délégation ne don-» ne pas lieu à ces objections. Là, le pouvoir » est indépendant; il a en lui les moyens de » se perpétuer. Il so perpétue comme la so-» ciété, comme l'humanité, par la famille ; il » se transmet comme la propriété, par la suc-» cession. Il a, pour exister, cette loi de la w nat»ire, cette loi des races, qui trompe la » mort; il présente donc toutes les conditions » de stabilité et d'unité qu'on doit désire/' » dans un gouvernement, » Aihsi s'exprime la Gazette de France, Elle a pleinement raison quand elle-se prononce pour la délégation du pouvoir à titre héréditaire conire la délégation du pouvoir à vie, et contre la délégation du pouvoir à terme Mais, ainsi qu'elle le prétend, n'existe-t-ilque ces trois modes de délégation du pouvoir ? N'en existe-t-il pas un quatrième? Ge quatrième, ne l'avons-hous pas indiqué (I) ? Ce  (1)  I. La  nouvelle forme'du gouvernement (Je la France.  II. Tous les droits proclamés par les constitutions antérieures sont r»;ccnnu5 sans discussion et maintenus siins restriclions. lis sont inviolables.  lU. La majorité de la  DROITS ET GOUVERIIIEMENT DES FRANÇAIS. - 185f. -  République est la France électorale est représentée par la majorité de l'Assemulée Inationele, siégeant en vertu du suffrage universel, et se réunissant de droit le mai de chaque année.  IV. Tous les pouvoirs lé giflatil's et exéculifs Ront délégués à un président  quatrième, n'est-il |$as à la fois le plus simple et lé plus sincère, celui qui réunit le plus d'avantages et le moins de périls? Nous devons 0 croire, car il ne s'est pas encore produit contre lui une seule objection qui fut sérieuse. Loin de craindre et d» fuir les objections, nous les déûons, nous les attendons.  La seule objection qui nous est iaite est celle-ci « Un pouvoir qui serait exposé à A-tre brisé tous les ans par un coup de majo-» rité serait évidemment le plus fragiln des » gouvememens. )>  Mais est-ce queco risqu*» n'est pas relui que courent tous les gouvememens représentalifs? Est-ce que demain, si le cabinet anglais était obligé de se retirer h la suite d'un vote im-[irobatif, la reine Victoria aurdit h cxerferuno attribution et un droit do plus? Non. Qu'au-rait-ello à faire, < t que iorait-elle ? Elle ^e lâterait d'appeler, pour lui confier le dépôt du pouvoir, l'homme d'Etat qui lui paraî-rait réunir le plus de titres h la condance de a Majorité.  .Fbbien I ce qu'aurait à faire la reine Victoria, c'est ce que ferait, dans notre système, la majorité de l'Assemblée avec tout autant d'^ facilité et peut-ôtre m^me avec plus de rapidité.  Veut-on s'en convaincre plus profon^léinent encore? Que l'on suppose (jue l'amondoment Grévy ait été volé; que l'on suppose consé-quemm3nt qu'il n'y ait pas de président de la République ; que l'on suppose ensuite qu'un débat s'engage à la tribune entre M. Barrot, président du conseil, et M. Thiers, organe des opinions de la Majorité ; que l'on suppose enfin que M. Banot soit condamné par un vote.  Quarriverait-t-il? M. Barrot annoncerait qu'il se retire ; l'Assemblée procè'ierait h son remplacement par la voie du scrutin ; la majorité élirait M. Thiers; il serait nommé président du conseil ; il choisirait ses collègues e ses auxiliaires. Le pouvoir aurait changé de mains, mais le pouvoir n'aurait pas été brisé, pas plus en cetto circonstance que lorsi^ue M. Guizot a été appelé, rn 1840, h rempla cer M. Thiers, ou M. de Martignac, en 1828, à remplacer M. daVillèle.  L'objection faite n'est donc pas sérieuse.  Nous ne nions pas que la Royauté ne soi un port, mais n'est-ce pas un port entouré d'écueils ou il soit aussi liangereux de rentrer  iiui re(,oit le titre de : Prr-giäent responsable. Il .est ( lu par l'Afesemblee nationale Il choisit et révoque les ministres qu'il s'adjoint. 11 exerce ses fonctions aussi longtemps qu'il conserve la confiance do la majorité. Cette conllance s'exprime par un vote spécial et par le vote annuel  des receltes et des dépen-F08 de l'Etat.  V. Aueim impôt ne peut être ïierru el no doit elro [)ayé s'il* n'a été voté p ir 'Assemblée nnlionale.  VI. En cas d usurpalio* du pouvoir ou d'ai teint« aux librrlés publiques, lo refus de i'impOt est un droit et un dcNoir.  qu'il est dât>gi*f(^x d'en sortir. Comment y rentrer?  a La France ne supporterait pas un roi ab-» solu. » C'est la Gazette de France qui lo déclare.  Le même journal ajoute : a Cesi la combimaiêon de ta délégation à titre héréditàire avec la délégation à terme » gui constitue la monarchie représentative. » Soit. Nous acceptons œtte définition. Mais qui dit monarchie représentative, dit implicitement majorité parlementaire.  Ktes-vous bien sûrs, en Franco, do faire vivre toujours en [larfait accord la Majorit«' et îi Royauté?  Dans une monarchie reprérentativo, qu'est-ce que la Royauté? Point d'illuMonsî  Partout où la Majorité est un droit qui s'extîrce, la Royauté n'est plus qu'un nom qui survit.  En Angleterre, en Belgique, la Royauté n'a survécu qu'en s'eflaçant devant la Mojorité.  Royauté et MajoritJ» sont deux prinripos essentiellement contraires qui no parviennent h vivre ens(»niblo qu'à la condition que l'un .se laisse absorber par l'autre.  On pourra .se livrer, pour prouver lo contraire de cx>tto affirmation, aux plus savantes dissertations ; niais si savantes (¡u'elles soient, elles seront toujours moins concluantes (jwe les révolutions.  1S30 est là pour montrer ce qu'il arrive d'une majorité qui a été brisée I  184S est là pour montrer ce qu'il arrive d'une majorité qui a été corrompue l  Ai^roz-vou» deux chambres ou n'aurez^vou» qu'une seuio assemblée?  Si vous avez doux chambriv«, sur quelles base> ierez-vous reposer celle des deux qui ne sera pas le produit du suffrage universel?  Comment éteindrnz-vous l'ei^pril de rivalité ombrageuse qui existe entre l'ancienne noblesse et l'aristocratie bourgeoise?  Incontestablement favorable, au dévoloppe-meiit (le la liberté, Je f(ouvern(»ment nîpré-sontatif est-il compatible avec l'égalité ? C'est là une grave question que deux épreuves solennelles ont déjà résolue négativement en France.  En Angleterre, la liberté est pleinement entrée dans les mojurs, mais l'égalité ne cherche pas m(^mo à s'y laire jour.  Ou nous nous trompons fort, mi le rétablissement de la monarchie roprésentative, s'il a-vait lifiu, aurait dans l'avenir le m/>me sort qu'il a eu dans le passé.  Ce rétablissement ne serait pas durable; il ne .servirait à clore une révolution que pour en ouvrir une autre.  QmLETOR DE LA PRESSE  DU 16 JUILLET 1849«  Exposition dfs Produits 4e l'indiistrie.  VL  IndosÉrie Mvanie.  l|fSTRDll«ll9  PHYSIQmL ^  OPTIQUE  Son éducatioii.^ Ses aptitudes oppem^nt. — IL Rud-MU. Horettùim* de terre de promiâiion. — qu*il y ayaU à dtre.—Ge sibgénériil de dUU^raction )iCcle SilbermiA-^PiDu à àbinet, micii®SDpe po  ______à mesurer les angles des  id^yU'ago. — Horloge cliro--tone?-Travail anglais, travail optîiiue de M. Bravai»» - Ar-  ___________________leil.—M. Biot. — Rôve de jeu-  Mi^'^lÉM^^&iinètre.-^ Ses merveilles. - Analyse ¿f ©fcimique. — Inspecteur» des denrée».— ' »l'admimstratto.—M. Steiohel et le biez-_, il6f.-llielîilAU.-MlI. Clergtt, Poggiale, flMtèyrén. - Ghef-d^vre. — Cachet des grands mattfes. — rorte-iomière artiflcieL — Prédileciion de IL SoleiL-MofUfs -Solell.-Lumière électrique. - Lu-ndèitt Dmmmond.—Tour de force.—Optique en quel-qiieslieiiires —Les confrères de M. Soleil.-Amitié.-U jory d'toposition.-M. Arago. - Auréole de gloire.  Bayonqui s'écbappe.—La croix d'honneur.  \  Au pneoiier rang des mattres de l'industrie mante apparaît M. Soleil' (Jean-François),  l'un des créateurs de l'optique expérimentale moderne. Son exposition ne ressemble en rien à celle des artistes ses confrères; elle étonne, elle rdvit, non pas peut-être Tamat^ur vulgaire, que les grandioses apparences et les tours de force matériels peuvent seuls séduire, mais les hommes de la ^cience et de Tort qui veulent avant tout la bonne réalité et le progrè.^.  C'est un spectacle altaclunt que la réunion, dans un si petit espace, de ces trente ou quarante modèles nouveaux; tous pariait«»ment entendus, parce qu'ils sont le résultat d'études consciencieuses et acharnées; tous parfaitement exécutés, parce qu'ils sont construits dan.s des ateliers spéciaux, par lesplu» habiles ouvriers du genre; tous parfaitement en rapport avec le phénomène qu'il s'agissait de mettre en évidence, avec la proposition qu'il fallait démohtrer. Presque tous, entin, d'autant plus admirables, qu'ils sont la création d'un simple ouvrier, et constituent le plus souvent une véritable invention. > Né dans le modeste atelier d'un père éminemment capable, mais gêné, en raison peut-être de sa capacité, de sa probité et de sa modestie, et par suite dos énormes sacriûces qu'il avait faits pour c^onstruire lés phares de Fresnel, M. Soleil reçut l'éducation commune d'un enfant du peuple. Mis etl apprentissage dès ses plus jeunes années, il apprit à peine h lire et à écrire incorrectement; son intelligence était peu développée, et si quelqu'un s'était avisé de prédire qu'il serait un jour l'un des plus savans opticiens de la France et du monde, que l'optique moderne n'aurait pour lui aucun secret, qu'il arriverait à compren  dre, à exposef, à rendre palpables pour tous les théories les plus délicates de la plus subtile des sciences, la double réfraction, la polarisation, la diffraction, les interférences, etc., etc., on lui aurait bien certainement ri au nez. Naguère encore, quand il nous arrivait d'exprimer la haute idée que des relations de chaque jour nous ont fait concevoir de la pénétration et du savoir de M. Soleil, ses amis d'eniance et ses [)arens eux-méme?^ nous regardaient interdits. Il a fallu le témoignage éloquent et irrécusable d'une foule de chets-d'œuvre pour triompher de leur vieille incrédulité. .  Comment cette inaptitude native s'est-elle changée en supériorité incontestable? Par la concentration do toutes les puissances de l'a-me sur un seul ordre de vérités, par l'observation incessante et attentive de tous les faits en rapport avec ses études favorites ; par la si louable habitude de beaucoup écouter, de parler peu, de tout peser et de tout analyser. Pourquoi faut-il que ce précieux secret de l'application de la concentration des facultés intellectuelles scH si peu connu et surtout si peu pratiqué !  M. Soleil avait reçu sa première initiation scientiflque en suivant les inimitables leçons d'un physicien alors très populaire, lo célèbre Charles; et de longues années s'écoulèrent sans qu'il se devinât lui-môme. 11 faisait des montures de phares, et réparait très prosaïquement les instrumens démanchés de la vieille physique. Vers 1830, un physicien allemand très connu et qui n'a pas pu se détendre 4'une triste fin, M. Riidberg, passe daçs  la rue de l'Odèon, voit une boutique d'opticien, et se rappelle qu'il a besoin d'un appareil de Frosnel. Il entre et demande si on peut ui fournir le nouvel instrument. Presse de Fresnel, double réfraction artificielle, etc., c'était pour M. Soleil bien pis que do l'allemand» il ne se récuse pas cependant. Le nom d'Augustin Fresnel, d'ailleurs, était pour lui le nom d'un bienfaiteur généreux; un sentiment do noble reconnaissance stimule son ardeur ; il court chez M. Léonor Fresnel, frère de l'im-mortel physicien ; celui-ci s'adresse h M. Dabi net.  Avec une complaisance parfaite, qui depuis vingt ans ne s'eiït jamais démentiè, M. Babi-net donne toutes les explications néces.saires, l'esprit de M. Soleil s'ouvre, il s'étonne de tout cdinprendre, c'est comme une Illumination souiiaine : il nîvient chez lui transporté de joie, il annonce à sa bonne compagne qu'il rompt avec k3 passé, qu'il a enfin trouvé son étoile, Fresnel, etsa terre de promission, l'optique moderne. Depuis ce moment, en effet, M. Soleil n'a eu qu'une seule pensée, qu'un seul sujet d'entretien, qu'une seul« occupation, l'optique de Fresnel et d'Arago. Nuit et jour, dans son atelier et dans te rues, è la ville et h la campagne, l'artiste passionné n u plus pensé, n'a plus révé, n'a plus parlé, n'a plus fait que lumière réfractée, ditfractée, polarisée, ijnteriérente, etc., etc.  Un autre savant allemand, rillustro invou-teur d'un des plus précieux instrumens de po* larisation, M. Noremberg, vint à Paris. Nous nesaurioi\.s dire avec quelle bonté,avecqueUe tendresse paternelle il apprit 9 JH* Soleil la   

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