Saturday, February 12, 1938

Le Lannoyen

Location: Paris, Ile De France

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Le Lannoyen (Newspaper) - February 12, 1938, Paris, Ile De France i. DtFOT LáOAL' Ai«^ "i fO ClÍfllMflB mc'dl 18 Vétrier I08§ ANORt COJ iJl N f Aiafn ISIrJaloittMid» Ses «M^ti • fMitrda a ABOMNBMBnnr • 1 w IO Fraom te I* ^ i,» Ji ligM — li S* et 4* 0,78 te ligM liM aooiiaemeati et aaaoMfli ptr abottMomt eoati- ■oeat da pleitt droit, lónqa'á reipiftUoa il a'eH pu doaaé 0im4«#HM0lr. l^pm i^mfsLtmm I rn poor 4 lifM, 1« ligMt foifiitif 0,60 k ligM AnoÉMlodidrirattLÉttiflClJ^lillgM, lolaokúgM I JOURNAL Pom mêm lM«èi IS «ti m Bureau du Journal ImpriiMiie^. LEtLBRCQ-DBLPLâNQOI c 'M«««, nt-u ANDRb CCBIAI fiiujri 132 r. Jik lUMdi L|S-laz-Uii»o, TÄra Le mei.leui eoseigae» ment, o'est l'exemple. Mg'* DUPANLOCP« La Situation Générale De nouveaux remous ont agité l'Eu- de rouages solides et le Führer est lui rope au cours de ces derniers jours ; même entouré de conseils privés, tant les uns, comme les torpillages en Mé- militaires que diplomatiques qui don- diterranée, ne sont que la suite, déjà neront à son action politique la cohé- longue, des incidents maritimes aux- rence et la continuité voulues, quels donne lieu, de temps en temps, Adolf Hitler a peut-être été un chef la la guerre d'Espagne. On en verra d'autres, d'autant plus que les puissances ont eu la pusillanimité de refuser aux partis en lutte la qualité de belligérants, ce qui les -oblige à ne pas respecter le blocus des côtes d'Espagne, qu'elles ne reconnaissent pas, mais qui n'en font pas moins sentir brutalement ses effet?. D'autres événements se sont produits ailleurs, qui ont fait passer au second plan les attaques aériennes ou sous-marines en Méditerranée ; l'Allemagne a été'le théâtre de ces Événements, d'ordre purement intérieur du reste, mais qui n'en ont pas moins eu une répercussion profonde à l'étranger parce qu'on y a vu, sans trop d'objectivité une menace nouvelle contre la paix. A vrai dire, il ne s'est agi que d'une j Le procès du monstre Weidmann va réorganisation des pouvoirs à la tôle. f'Jnna'tre un temps d'arrêt. En vertu du régime hitlérien, dans le sens d'u- d'un récent décret, le juge d'instrue de parti fougueux et téméraire. Mais il a exercé le pouvoir, jusqu'ici, avec sagacité, et si l'on veut être de bonne foi, il faut reconnaître qu'il a maintes fois essayé de se rapprocher de France. iSon système de paix n'est évidem ment pas pareil au nôtre, qui repose sur 1 idéologie de la Société des Nations, mais c'eît tout de même un sys-tèp.» de paix. Alors, ne faisons pas du Führer un foudre de guerre, sous prétexte qu'il a ajouté un galon à sa cas quette et à celle de son ami Goering. Marcel FRANCE. Echos et iVouvelles LES HJI^ DE VEUm V OVl^ILS SË iVIETIBE m GRÈVE Depuis le décret du 5 Octobre 1900 statuant sur Tindemnité quotidienne illouée aux jurés, ceux-ci ont vu aug-iiienter la vie sans que nos pouvoirs publics songeassent à relever tant soit peu ce « défraiement ». ^ Aussi les jurés de l'Eure, donnant DOSSIERS Plï:S/\7m. ne concentration plus absolue et d'une unification plus complète. Le Führer ne manque, en politique, ni de patience ni de suite dans les idées. Alors qu'on le tenait pour le chef supi^me de l'Etat totalitaire, il lui fallait compter, en fait, avec la puissance militaire du Reich, devant laquelle il avait dû, jusqu'ici, s'incliner. Mais le Führer, au bout de cinq ans d'un régime dont l'Allemagne n'a pas à se plaindre, s'est senti assez fort pour soumettre cette puissance de fait à la puissance de droit. Il a donc profité d'un mouvement encore assez obscur des chefs militaires qui semblaient méditer un pusch, pour faire passer sous son autorité suprême l'armée et la diploma- lion Beiry. chargé de cette affairie, va se dessaisir du dossier pour le communiquer h la chambre des mises en accusation qui doit statuer — circonstance qui paraît quelque peu paradoxale ! — sur le fait suivant : y a-t-il lieu de maintenir en prison l'assassin et ses complices ? Après quoi, le verdict ne faisant aucun doute, Weidmann et ses acolytes reprendront leurs visites au juge. Le dossier des accusés est d'un poids respectable : 20 kilos... A ce total s'ajouteront, jusqu'à l'heure du procès en cour d'assises, un certain nombre de kilogrammes supplémentaires. Voici, à ce propos, un petit tableau — Vous divorcerez en 1822 et vous vous re^rierez en 1925. Ici, elie>eut quelque hésitation, mais le prince insista pour qu'il ne lui fût rien caché, en dûtril coûter à sa tranquillité. — Eh bien I puisque vous le voulez absolument, lui dit-elle, je vois — mais, de grâce, n'en tirez aucune l'exemple, ont adressé au ministre ^âgconclusion I — une chose curieuse. la Justice une réclamation collective pour leur département. « il est temps, disent-ils, que nous soyons augmentés ». Ils rappellent la disproportion entre Id somme individuelle qu'ils touchent pour chaque journée de déplacement et le II manque à gagner » que celte journée représente pour eux. Le décret du 5 Octobre 1920 dispose que luisque la résidence d'un juré se trouve à plus de 4 km. du lieu où siège la cour d'assises, l'indemnité de st'joui est de 12 fr. pour Paris e,t de K» fr. pour les autres villes. En outre, il louche, pendant toute la durée de la session, une somme de 20 fr. par jour. D autre part, son voyage lui est remboursé au prix d'un billet de classe calculé au tarif réduit » ou « s'il emprunte une autre voie, sur la base de 1 ir. par kilomètre. Kiifiii. détail important : lorsqu'un UIÓ est hors d'état de subvenir aux ru is de sou déplacement, il lui est Vous mourrez à l'âge de soijAnte-dix-sept ans, 2 heures et 10 minutes. La prédiction de la chiromancienne s'est*î^alisée à la seconde I B&OmSTTS DL n^O^ROSSI ~ Allez, rintre, in va faire inn» bonne gJuUe de café, in n'se vot pos si souvint ! — .s fuis pos attention, Rosalie, j' sus pressée, ch'étras pour inné aute fos — Eh bé, y va bin magemint, t'es si pressée qu'cha 7 y n'a pas l'fu à t'majon ? — Non, mais j'ai peur, d'arriver ti^p tard au cinéma, j'dos arténîr m' pîuche. — ïe rigoles, bin seur, y n'est foque onze heures du malin, te n'vas pos arriver in r tard. — Ah mais, ch'n'est pos pour au-lélivré par le juge de paix de sa com- J^ui'd'hu, ch'est pou l'sémaine prochai-mune, un mandat-acompte sur ce qui ^ ^^ tcheue jusqu'au me et les fimmes y béfeltent, au point qu'après chaque séance in est obligi diwassinguer l'cinéma. (Soupirant). Y a si lommint que j'nai pos. béfié d'plaiji. (iSiidome qui a pris l'joumal du Lan* noyen), mais quo qu'ch'est qu'te raconte ? pour mo, Tino-Rossi y fiait perte la tête, ch'n'est pos 1' sémaine prochaine qu in jeue « Naples au baiser de feu t>, mais à partir de vinterdi 18 février au soir. — Eh bé, seigneur I — N'iins fais pos, l'iocation, ili ne part qu'à partir de 6 heures, pou 1' soirée et tous les jours. ~ Bon, j'y vas du vinterdi, j'srai seur de J'vir pasque du samedi y a bin inné matinée mais ch'étras putot pou les ma meres inveucq leus dfants et du samedi au soir et du dimanche y ara in monte fou. Ah I c'sacré Tino-Uossi I Ichand qui a parti pou l'Amérique y a follu la troupe pou que les fimmes y n'ie désivor'tent pos, y n'da qui ont arrichì ses boutoni de s'mar-ronne pour avoir in porte-bonhur. — Tins ! cha m'décide, j'vins avec to à l'soirée du vinterdi. « Et achteur in va boire in verre, y m'reste justemint du Rossi du nouvel an, in va l'finir. A douze heures, tchand que s'n'honi-me y a rintré, Sidonie, ilie éiot m train tchanter à tire-larigo avec Rosalie fchin, tchin, tchin du Tino-Rossi, Tchin, tchin, tchin j'irai l'vir aussi, Tchin, tchin, tchin sans m'fair' de tra-Tchin, tchin, tchin A Carioca, [cas MYTIS. tie. Il a déplacé un certain nombre de comparatif qui témoigne que les fem-généraux, nommé à leur place des mes criminelles sont, au regard de la chefs ayant toute la confiance de l'armée, et du parti régnant, et il a décidé que désormais ces chefs ne seraient plus responsables que» devant lui. Tels sont les faits dont on a cru devoir tirer toutes sortes de conséquences alarmistes. On ne voit pourtant pas en quoi cette réorganisation intérieure d'un régime qui perfectionne son unité constituerait un danger internaUonal. Sans doute, la concentration de tous les pouvoirs du Reich sous une seule main a quelque chose de redoutable. Mais ce n'est là qu'une apparence. En réalité, le troisième Reich est pourvu FBUnLLBTON Dû LANNOYBN Sffi N*85 COEURS EN DÉTRESSE pw Mnlma lA TOUR XXXII Quant à Noël, il déclamait avec âme quelques morceaux détachés de ses anciens rôles. Devenu directeur, il avait même pu réaliser un de ses plus chers rêves : jouer la ingénie. Et quand, d'une , voix lointaine et comme extasiée, il disait les stances de Polyeucte, loin d*ennuyer son auditoire, il réussissait régulièrement à paperasserie du moins, sensiblement plus légères que les hommes. Le dossier de Landiii pesait 22 kilos. • Celui de Sarret : 18 kg. 500. Troppmann fut responsable de 26 kilos de papier. Franzini de 23 kilos.. Quant à la fameuse Brinvilliers, avec ses 15 kilos, et à Mme Bessarabo, avec ses 12 kilos, elles font maigre figure à côté des chiffres masculins ! Heureusement la balance de Thémis est insensible à la différence de pesées I lui arracher de vifs applaudissements. Mais où il remportait ses plus grands succès, c'était dans les morceaux choisis parmi le répertoire comique. Tout eût donc marché à souhait si le rérsultat final escompté avait été atteint. Or, il n'en était rien. On se souvient que, si le brave Noël avait eu l'idée d'organiser cette tour> née, c'était pour distraire son ami Gauthier de ses sombres pensées, pour le guérir radicalement du mal qui le minait. Mais, loin de s'égayer, loin d'oubier, Gauthier, de jour en Jour, devenait olus triste. Le départ de sa fille, départ provo qué par une sévérité que, sans oser se l'avouer, il commençait à regretter, l'affront qu'il avait subi du fait de sa brusque mise à la retraite après une carrière sans tache, étaient pour lui d'atroces souvenirs qui martelaient ui revient pour son indemnité. Evidemment ce n'est pas, au total, une situation enviable. M: MIÊDIOIIOX M.Vni£;MATI(|U£ Jean-Henri XV, troisième prince de Pless, vient de mourir à l'âge de soixante-dix-sept ans, 2 heures et 10 minutes. Celte précision mathématique n'est pas une simple fantaisie et ¿i iious la soulignons c'est parce qu'elle évoque une anecdote pour le moins surprenante. Jean-Henri XV fut un des plus riches magnats allemands de Puljgne, ce qui ne l'empêcha pas de voler contre la loi de dépos-tession suggérée par Bismarck, contre les Polonais. Il avait épousi-, en 1891, en Angleterre, la vicomtesse de la Waar. Quelques jours avant son mariage, il rencontra, dans un salon ami une dame très versée dans la chiromancie. Celle-ci examina attentivement la main du prince et lui déclara : sans cesse sa pensée et augmentaient sa souffrance interminable. Et môme, sous le beau ciel d'Afrique où depuis quinze jours la tournée Ber rand promenait son répertoire de vUie en ville, son humeur ne faisait que s'assombrir. — Voyons, mon vieux papa Gauthier, souriez donc un peu, lui disait ce soir-là Noël Berrand, tout heureux de la location qui s'annonçait très bonne. Ce n'est pas la peine que je vous emmène dans d'aussi jolis pays, si vous ne voulez pas même les regarder. Savez-vous que Port-National est un coin épatant ! Assis à la terrasse du Café du Commerce, les deux amis achevaient de boire un vague apéritif» tandis que sous leurs yeux s'étendait la majestueuse chaîne du Djurdjura, toute ¿ouverte d'une neige immaculée. ^ Vous avez beau dire, poursuivit milan du pavé. — Ah ! zut alorss, et quo qu'in jeue d'si rtire. — Bé I in jeue (ah I je n'hais pus ; ifine nul, des nuts). — Et ch'est pou cha que te t'mets in loufelle, mais te n'Uas vu assez des nuts des lonques et des courtes, des belles et des laites, des veiies et des mûres, des pus épatantes que cha. — Je n'pinse pos, Sidonie, parque cha ch'est in film d'Tinu-Rossi et ichand quy a du Tino-Rossi, te sais, loul l'montc y tcheur sot. Tins l'année passée j'n'avos pos arténu m'plache tchand qu'y a vnu Tino-Ross', eh bin j'ai dû m'aggripper sur inné selle tout Jrol conter l'mur, j'ai mantchi d'tcher-l e à tous les minutes, in étot porté tout vivant, et m'n'homme li y a monté sur inné échelle pou li vir Tino-Rossi à travers d'in tro de l'fétichure. Ah I tchand qu'Tino-Rossi y tchante in est au paradis, les hommes y roul'-tent des is comme des boules de gom le comédien, c'est plus beau que Umours. ~ Oui, mon cher, vous avez raison, c'est plus beau que Umours, acquiesça Gauthier. Mais, voyez-vous, pour moi, rien se sera jamais aussi beau que tous mes souvenirs du passé. Ma toute petite maison de là-bas, mes poules, les chais qui m'agaçaient tant et que je regrette maintenant, sans compter ma locomotive que j'avais fini par aimer comme un être vivant... sans compter aussi d'autres choses dont je ne veux plus me souvenir et qui m'assaillent sans cesse, au point que je ne puis pas fermer le? yeux sans les revoir constamment. Noël Berrand, qui savait bien de quoi voulait parler son ami, ne répondit pas tout de suite. Il n'avait pas donné raison à Gauthier le soir où il l'avait vu chasser si crufllement la pauvre apiant^ et cer Groupement des Jeunes de l'Ij.N.G. de Lannoy, L>s, Touiller» GAL4 i.'M. MjTTI!^ L'n événement artistique qui mérite de retenir, d'une façon particulière, l'attention de nos concitoyens, se prépare au sein du groupement dramatique des Jeunes de l'U.N.C. En effet, le 27 Février, à 17 heures, sur la scène de la Salle des Fêtes Saint-Augustin, rue de la Lèverie, à Hem, le sympathique auteur de « La Grande Wtlé », M. J.-M. Nuttin, interprétera avec le concours de ses habituels par lenaires, un drame poignant, en deux actes et trois tableaux, de sa composition « LE SERAIENT ». Ce drame qui fut créé en 1924 sur la scène de l'Hippodrome-Théâtre de Roubaix par l'A.A.R. fut repris en 19fô tainement, s'il n'eût craint de se fâcher avec lui, il aurait couru après Jeanne et lui aurait donné asile. D'ailleurs, sur le moment même, les soins immédiats à donner à Gauthier l'en auraient empêché. Le lendemain quand il avait voulu retrouver la trace de la jeune fillle, ce fut peine perdue. Et lorsque, ayant fait faire secrètement des recherches, il eut au bout do quelques jours, acquis, comme Lan-glois, la certitude que Jeanne, dans un accès de désespoir, s'était donné la mort, il eut un instant de furieuse colère contre ce père aveugle. Mais Gauthier était trop malade et trop malheureux pour que Noël osât alors lui dire exactement ce qu'il pensait. fA aaiTi« u n|iiii|iiti|tiitiiiii|iiii|iiii|iiii|iiii|im|iiii|

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