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Le Lannoyen Newspaper Archive: November 16, 1935 - Page 1

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Publication: Le Lannoyen

Location: Paris, Ile De France

Issue Date:

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   Le Lannoyen (Newspaper) - November 16, 1935, Paris, Ile De France                                 ..te.  a^Année N' 40  CBNTIMBB  >noh6 . CORMAN  IStrJalnaMid«  t-Laii»v  LANVOTEI  à piMird«^  ABOMMBMBIinrt 1 mm lO  b r pige 1,18 la ligM — li 9* at 4* 0,76 It ligM Ui aboaacflBentt el aoaoaoM par abonaamaat ooiU-uMtdafleliidfQit, longa'Ä i^iniloB U m*m pn rvf« de iortaolr.  £TOS 9«tltM ttaOAOZLOM I I Pli poor 4 UgMi, IM ligMi nifaitai 0,60 la ligiM AiioMM JodidaiM at Légate 1.60 k  JOIRML POUR TODS  ANORb  eOlBVAI  Taillrv  132 r. JalM tìiaede L|s-tn;^iiAoy  AdrMMTlM «MnaaloMUiM «t «aiMMeM t  aa Baraau du Joanial Imprimerie J. LECLERGQ-DELPLANQÜE  Ivu* d* MovUMkl« T.'TB-X.Ajna-O'S' 7«Mpo. asT-ae  La gaerre naît entre les hommes de l'égalité des besoins et de l'inégalité des forces.  BONALD.  QUBSnON DU JOUR.  Les Escrocs de la Loterie  Depuis bien des années, tous les gouvernement qui se succèdent au pouvoir, et tous les partis politiques nous annoncent, dans de beaux programmes, qu'ils entendent protéger l'épargne. Il ne se passe pas de congrès politique sans qu'on voie éclore un nouveau rapport sur la protection de l'épargne. Les décrets-lois du ml nisière I^val contiennent eux-mêmes nombre de dispositions par lesquelles on a entendu protéger l'épargne. En réalité les unes et les autres se lancent dans des mesures compliquées tendant à surcontrôler les sociétés honnêtes qui n'ont jamais fait de tort à l'épargne ; par contre, il n'e.>l venu à personne l'idée toute simple de Lalayer le marché financier de tous les courtiers marrons qui vivent uniquement d'escroqueries. Pour ceux-là, toute licence est donnée de jeter de la pou dre aux yeux et de rlfler l'argent des bonnes gens, jusqu'à ce qu'ils aient pris la fuite avec la caisse. Alors, on lance à leurs trousses des policiers qui ne les retrouvent presque j.'^mais, c^r la police française est tombée au niveau des autres institutions, à celle époque de grande décadence.  Le? escrocs de la Loterie Nationale s.)11! multiples ; le Gouvernement le sait aussi bien que le premier venu, r.oniment se fait-il qu'il n'ait pris, jusqu'à ce jour, aucune mesure sérieuse pour assainir la situation ?  A chaque tirage, les journaux nous apprennent que tel ou tel pseudo-banquier, émetteur de dixièmes ou de centièmes de billets a pris la fuite, après avoir touché, au Pavillon de Flore, le million que lui a rapporté l'un des billets qu'il avait acquis et qui est sorti au tirage. Non seulement l'escroc palpe à la place des ayants-droit le gros lot attribué au billet qu'il a débité par petites tranches, mais on apprend qu'il a en réalité, débité beaucoup plus de parcelles de billets qu'il n'aurait dû le faire, et que, par exemple pour un billet de loterie valant 100 fr. il a vendu deux cent cinquante dixièmes, c'est-à-dire que le billet vienne non gagnant lui aurait rapporté 2.500 francs. Si donc le billet n'était pas sorti au tirage, il aurait déjà fait une bonne affaire, d'autant plus (|u'rl n'Opère pas que surj un seul numéro, mais sur plusieurs ^ centaines à la fois. Et personne n'au-l rait'soupçonné son escroquerie. Mais! il est évident que lorsqu'un gros lot' est attribué au billet ainsi multiplié, notre homme n'a plus d'autre ressource que de lever la caisse, car il lui serait iint)ossible de donner satisfaction àux 250 personnes qu'il a intéres 8ées au mêmé billet en leur prometr tant, en cas de gàin, un dixième de lot à chacun.  Depuis que la Loterie Nationale a été  ■ if* 61  fondée et que le Gouvernement a autorisé les particuliers à émettre des fractions de billets pour démocratiser le plus possible ce véritable jeu de hasard, on a vu se créer de petits magasins qui ont l'aspect de bureau de change, comme il en existe autour de la Bourse de Paris et où l'on se livre h quantité d'opérations financières. Iles iTifiisons prennent des noms qui font impression ; elles s'intitulent : banques. La nouvelle législation sur la profession de banquier n'est-elle donc pas appliquée ? Sans doute, il e.viste de ces officines qui font honné lonirjnl leur métier, mais beaucoup • l'autres ne présentent aucune espèce (le garantie. Elles ont des succursales jusque sous les portes cochères et iiin« les cafés, et il se débite ainsi quo-idietiiiemenl un nombre considérable le parts de billets de la Ijoterie Nationale. du Sweepstake et des autres lo-tei'ies autorisées.  Les gens qui leur font confiance lotit (évidemment preuve de beaucoup le crédulité.  Kort heureusement, des maisons de cDiiuiKM'ce sérieuses, établies depuis loiifrlenips et honorablement connues, ont pris sur elles d'acheter un certain nomttre de carnets de billets officiels et «l émettre. en représentation de ces liiltets, des dixièmes qu'ils vendent onze francs, pour couvrir leurs frais, mais qui offrent le maximum de garanties. A Paris, notamment, beaucoup de tuireaux de tabac procèdent couramment ainsi, pour rendre service à leur clientèle, et l'on peut être assuré que pour un même billet il n'est émis que dix dixièmes, et que si le billet sort au tiiage, le paiement du lot gagné sera scrupuleusement effectué à chacun des participants.  Mais à côté de ces honorables commerçants, que d'aigrefins ! Pourquoi les iaisse-t-on piller ainsi l'épargne des petites gens ? Pourquoi l'Etat ne prend-il pas des mesures de contrôle vraiment sérieuses et n'en surveille-t-il pas avec sévérité l'exécution ? Ce serait, s'il le voulait,, si facile I  Le plus simple serait que l'adminis-tiation de la Loterie eût seule le droit d'émettre des coupures de billets, lesquelles pourraient être vendues partout au même titre que les billets entiers.  On objectera peut-être que si la Lo terie émettait des quarts ou des dixièmes de billets, elle ne vendrait plus de billet^ entiers. C'est une erreur, car beaucoup de gens s'intéressent seulement aux gros lots, et d'ailleurs le résultat financier ne serait-il pas le même ?  Il est certain que la Loterie ne conserve sa vogue que grâce à la facilité laissée aux particuliers de transformer  Echos et Mouvelles  Le Fils  Roman iramtiiqm por Claude SYRVALL  TROBIEMË PARTIE  I  UN ACCIDENT DE CHEVAL  C'était, une petite maison isolée au boid^du chemin et devant laquelle Ni-coU;S avait passé.biçn souvent.  les 1 !r^es du l rigidicr étaient épuisées ; il perdait l eaucoup ('e sang et il était temps qu'il anivAt, car il tomba au seuil de l'habiiation en appelant au secours.  ' Et lorsque les gens accoururent, ils trouvèrertt le gendarme évanoui pour la seconde fois.  ... :...........  Quand Nicolas L^vgemu revint à  lui, il était couché tout vêtu sur un lit et deux femmes étaient à son chevet.  On lui avait bandé le front et lavé le visige.  De ces deux femmes, l'une était déjà ieille, l'autre était jeune, et Nicolas fut frappé de sa beauté.  C'élait évidemment la mère et la fille.  — Eh bien I monsieur, lui dit celle-ci avec douceur comment vous trouvez-vous î  — Mieux, répondit Nicolas, qui leva sur les deux femmes un regard de gratitude. Mars... où suis-je ?  ^ A la Maison-Blanche, répondit la jeune fille avec un sourire triste. Nous allions nous coucher, ma mère et moi, quand nous vous avons entendu appeler au secours. |  « Mais cela va mieux, n'est-ce pas ? \ Et puis, ma mère qui s'y connaît un. peu, puisque mon pauvre père était médecin, dit que votre blessure n'est pas dangereuse. Seulement, elle a saigné beaucoup, et c'est ce qui a amené votre faiblesse.  Les mots de « Maison Blanche » et de u médecin » mirent tout de suite le brigadier sur la voie.  s MARIAGES SANS VALEUR  DANS ÎA REGI01\ DE VIGO.  Deux habitants de Pouzas qui demandaient à la mairie leur certificat de mariage, se virent répondre qu'ils n'étaient pas mariés, A la suite de leur réclamation, une rapide enquête révélait (juc depuis deux ans, le fonctionnaire chargé des inscriptions, demandait aux nouveaux mariés d'acquitter le montant des frais prévus par la loi, mais ne les inscrivait pas sur les registres. La plupart des habitants de Pouzas ont dû demander la régularisation de leur situation.  LES EIVGAGËS DE 1914.  II y eut parmi eux des hommes de tout .Ige, mais les jeunes étaient naturellement les plus nombreux. On annonçait l'autre jour la mort, à l'âge de 38 ans, de M. Maurice Hugot qui, pour l'anniversaire de ses 17 ans, s'était engagé en août 1914. On pouvait croire qu'il avait été le plus jeune soldat de la Grande Guerre. Que non point. Un habitant de Malakoff veut bien nous aviser que. né te 13 décembre 1897, il s engragea au 24" d'artillerie de cam])agno dès le 5 septembre 191 î, donc trois mois et huit jours avant d'avoir atteint sa dix-septième ail née. Il fut évidemment un des plus jeunes parmi tant de glorieux conscrits et devatiça notamment le regretté M. Maurice Hugot. Mais nous nous garderons d'affirmer qu'il fut « le plus jeune », car nous ne pouvons les connaître tous.  les billets entiers en fractions de billets. La foule des participants, (|ui ne pourrait disposer de douze cenls francs par an, pour [»arliciper à tous les lir;i-ges. si les iMllets étaient indivisibles, est au contraire très atliiée par les dixièmes de billets ijui permettent à tous essayer leur chance, moyennant une petite samnie qui. même en cas de déveine pei'sistante. ne représente pas une perte sensible dans leur modeste liutlgel. Seulement, il faut que l'honnêteté la plus scrupuleuse préside à la confection des coupures. i''esl le rôle et le devoir de l'Etat d'y veiller. Jusqu'ici. cependant, il s'en est largement moipié : (ju'il ne vienne pas nous dire, par conséquent, qu'il protège l'épargne puisqu'il la laisse sans défense au milieu de tous ceux qui l'exploitent. Dès lors iju'on autorise une loterie, qu'on 'élève même au rang d'une institution nationale, il faut que tout ce qui la concerne soit correct et irréprochable. Il s'agit, évidemment, pour chacune des victimes des e.scrocs, de pertes minimes, mais le délit n'en est pas moins constant, et l'Etat se déconsidère auprès de l'opinion publique à pêcher toujours par négligence et laisser-aller, en ne faisant jamais les choses qu'à demi.  François BERTIER.  SEMAINE DE DEUX HELRES  Certains réclament la semaine de quarante heures afin de remédier au ) chômage. Il est un lieu du monde où pareil projet n'aurait aucune chance de succè.s Nous voulons parler de l'île de Lord Howe, située à 700 kilomètres au nord-est de Sydney, dont la superficie couvre 300 hectares et qui compte tout juste 150 habitants, descendants d'émigrants australiens dé-banpiés sur son sol vers 1840.  La principale industrie de l'île est celle des feuilles de palmier servant à la décoration des églises, des grands hôtels, des paquebots de luxe. Chaque hal»ilanl est propriétaire et gagne aisément sa vie en travaillant... deux heures par semaine ! Ceux qui se laissent enlraîner par un excès de zèle doivent payer ii la caisse commune une taxe de 12,.50 ^'o sur leurs revenus, dès que ceux-ci dépassent 2i livres sterling par an,  l'ne seule industrie n'est pas taxée : la destruction des rats ; l'administration achète les queues de rat quatre pences la pièce et un habile chasseur ari'ive à luer quatre mille rats dans une année ; la queue de rat est même devenue une petite monnaie d'échange dans cette Ile où l'on ignore l'inflation et. la déflation.  Dans l'île de Lord Howe, point d'au-^omobiles, leur importation est interdite — on se demande pourquoi — pas de tribunal, ni de prison, ni de police. Point de médecin non plus. Une infirmière suffit pour soigner la population. Knfin pas de journaux, ni de cinéma. Personne pourtant ne se plaint. Mais lorsiiue les enfants ont suivi les 'oui's (le l'école piimaire de l'île, les narents se bàlent de les envoyer com-pli'tcr leurs éluilo? à Sydney. On ne nous dit pas si beaucoup de ces jeunes insulaires reviennent au pays natal.  •I rii:.^ i:r IO\\T:rrk  licpuis ([ue l'Ethiopie est devenue nj.jet de ratteiition ,iiétiérale. on a beaucoup parlé de son climat, et no-l linmrnt de sa saison des pluies. Mais, filile de doeunients. chacun sf trouve bien en itt'ine de « réaliser » les caprices dt' l'atiiKisplière en Ah; ssinie...  Im)1î heureusement, la savante et ti'rave revue » la Météoi'olofîie » nous :ipr>orle quelques précisions sur le ré-.i-Wnie des pluies à Addis-Abeba.  Kn moyenne, écrit M. J. Sanson, la hauteur annuelle de pluie enregistrée dans la capitale de l'Ethiopie est de .298 millimètres (dont 1.031 millimètres de niai à septendire inclus, ces cinq mois constituant la « saison des )luies »).  En juillet et en août, où les précipitations sévissent avec le plus d'enten-sité, il pleut pendant vingt-neuf jours sur 31. Chose curieuse, le nombre  — Ah I dit-il, vous êtes madame et mademoiselle Langevin ?  — Oui, fit la jeune fille. '  — Mesdames, dit le brigadier, comment vous remercier de ce que vous avez fait pour moi ?...  — Ce que nous avons fait est bien simple, dit la femme âgée. Mais que vous est-il donc arrivé ?  Nicolas sauta à bas du Ut, secoua ses membres contusionnés et s'approcha du feu qui flambait dans la cheminée.  — J'ai failli me tuer, dit-il.  Et il raconta la course folle qu'il avait menée à travers champs, emporté par son cheval épouvanté, et sa terrible chute dans la vieille carrière.  — C'est un vrai miracle, dit la mère, que vous ne vous soyez point tué sur le coup avec votre cheval.  — Ma mère, répondit la jeune fille avec tristesse. Dieu n'abandonne jamais ceux qui ont foi lui.  — Hélas ! dit M"* Langevin avec un soupir, Dieu t'entende, mon enfant, car il nous a bien éprouvées jusqu'ici.  Et Nicolas vit errer une larme dans les yeux de la pauvre femme.  — Oui, ma mère, dit encore la jeune fille, il est certain que la mort de  mon pauvre père nous a éprouvées cruellement. Mais qui sait ? peut-être aurons-nous des jours meilleurs.  Nicolas regardait attentivement ces deux femmes et devinait que la mort du chef de la famille n'était pas la seule épreuve qu'elles aient eues à subir.  Le jour commençait à poindre, la pluie ne tombait plus et le vent s'était apaisé.  Il fallait que l'évanouissement du gendarme eût duré longtemps, soit lans la carrière, soit depuis que les leux femmes l'avaient recueilli, car l'Angélus tintait dans le lointain à 'église de ChAteauneuf.  Presque au même instant, on enten-lit le bruit d'un cabriolet sur la route et. peu après, ce cabriolet s'arrêta devant la « Maison Blanche ».  Alors, tandis qu'on frappait à la ]Ktrte, les deux pauvres feilimes se re-aardèrent en pâlissant.  II  UNE VIEILLE CONNAISSANCE Qu'étaient-ce que M"* et M'** Langevin ?  C'est ce que nous allons dire en peu de mots.  Dix annéep auparavant, un médecin  moyen des jours pendant lesquels on entend le tonnerre (135) est presque égal à celui du nombre de jours de pluie 159).  ROLGE Ot VERT  Le championnat mondial du billard qui se dispute actuellement à Indianapolis se joue sur du drap rouge. Joueurs et spé-'ialistes du pays des dollars auraient constaté que, contrairement à l opinicn admise, le veri fatigue plus les yeux que le rouge. Si la nouvelle mode l'emporte, les tables de jeux dans les casinos et les clubs, et les tables autour desquelles siègent les conseils d'administration, seront, elles aussi, recouvertes de tapis rouges à la place de leuis traditionnels tapis veils. Celle nouvelle mode va-l-elle passei' l'Alianlique '? C'est une petite, toute petite révolution en perspective, mais enfin une révolution.  ALMOXE ET LEÇO!>i  Tiois personnes attendent l'autobus, lue dame très élégante et deux messieurs. Lu jeune homme s'approche, la casquette à lu main. Tiuiidement, il sollicite une aumône. Il est sans travail : M J ui iaim ! » murmure-t-il. La dame, le regard perdu dans le vague, ne répond pas. Son voisin se plonge duns la lecture d'un journal. Le chômeur s'adresse alors au troisième, qui lui tend une pièce et lui dit : « Voici, pour nous trois... »  t.autobus arrive. La dame se hâte de monler,en pinçant les lèvres-.. Le monsieur au journal continue de lire...  PROFdS Dl JOI R  Les Sanctions sontellesiégales?  La mise en application des sanctions •outre ritalie a été fixée au 18 noveni-ire. Sanctions purement économi-[ues, certes, mais ijui n'eu tendent pas iioins à isoler l ltalie du monde, à la ¡»livei- de matièies premières, à la •onlraiiulre à rappeler ses troupes I Kthiopie, bref à organiser contre elle •e qu'on a appelé un peu hypocritement 0 le blocus pacifique ». Or, voici que la légalité de ce blocus est contestée pai- des Etats comme l'Amérique (lui ne font pas partie de la Société des Nations. Ils font observer que du point • le vue du droit international, et selon la définition donnée par la Déclaration île Paris de ISr^G, le blocus est un barrage effectif établi entre deux points déteiininés par la flotte d'une puissance belligérante pour arrêter tout ravitaillement de l'autre puissance belligérante. Il y a donc un état de guerre t(ui autorise les croiseurs bloqueurs à t arraisonner » et à visiter les navires de commerce neutres entrant dans la zone bloquée ou en sortant.  étranger était venu s'installer à Châ-teauneuf.  11 avait une femme et deux enfants, un fils et une fille.  C'était un homme encore jeune, au Iront intelligent, à la parole douce et persuasive, et qui, tout d'abord, plut à la petite population campagnarde au milieu de laquelle il comptait trouver une clientèle.  Le docteur Langevin venait de Paris, où il avait su, tout jeune, acquérir une réputation.  Quel motif bizarre l'amenait dans un petit pays ? Quel drame avait-il passé (tans sa vie ?  La province sait tout, car elle est curieuse et cancanière, et bientôt les malheurs du docteur Langevin furent connus à Châteauneuf.  Le malheureux praticien avait été impliqué dans un procès, accusé d'avoir coopéré à un acte criminel : son innocence avait été reconnue, mais il avait été emprisonné pendant six mois ; il s'était assis sur les bancs d'e la cour d'assises, et le procès l'avait ruiné en lui enlevant sa clientèle.  Il avait donc rassemblé les débris de sa medeste fortune «t était venu s'éta-  Mais y a-t-il état de guerre entre la France et l'Angleterre, d'une part, l'Italie de l'autre ? La Grande-Bretagne se défend vivement de songer même à cette éventualité, et en France, elle nous apparaîtrait comme un crime contre le bon sens et l'amitié. Alors, de quel droit les croiseurs de Sa Majesté George V pourraient-ils faire stopper les cargos américains ou allemands, et les empêcher de jeter l'ancre dans un port italien avec leur chargement d'armes, de cartouches, de cuirs, de laines, de coton, d'acier ou de farines ? Il paraît difficile de ne pas reconnaître le bien-fondé de la thèse de M. Roosevelt. On doit donc se i)orner à dire que les sanctions votées par la S.D.X. ne sont légales que pour les Etats appartenant à la S.D.N. et qui ont voté ces sanctions. Pour les autres, ils conservent la liberté complète de commercer avec l'Italie.  Que vaudront, dans ces conditions, les sanctions, et peut-on parler d'un '< blocus pacifique » lorsque trois grandes puissances et quatorze petites pourront ravitailler l'Italie, trop heureuses d'ailleurs de cette occasion offerte de placer leurs produits sur un marché d'où la majoiiié des concur- v rents s'est évincée elle-même ? Ceci est une autre question. Le but de ces lignes est simplement de prouver que juridiquement, et n'étant pas en état de guerre, l'Angleterie ne saurait songer à violer à son profit le grand principe de la liberté des mers...  Pol HARDUIN.  BSOVBTTB  am MS GARLOUSETTES  l u beau nom  1/ grand Maui-icc. que \là deux an? béloi qui est marié avecque 1' grosse eannetle. va v'nu avecijue s'fimme passer ses vagances à l'since de ses beaux parints, ch'est un p'tit villache perdu au mitan d'un bos. dû qui sont inné mioche arriérés.  Ft vlà (ju justémint y vint là au monte inné petite fille qu'un n' .ttiiKiot io(|ue in mos pus lartl.  Maurice, bin obligi d'déclarer l'afant du qui étot. y s'in va. fin fir. à la mairie d' l'indrot. y bouse l'porte et y iioufe UÌ ia vi secrétaire tout musi, avec des nianciies d'iustrine comme ■ lu ;enips de l'impereur.  lou ! iou î qui pinse Maurice, cha dot s'passer tout vieillemint ichi.  Tout d'méme. y raconte sin con'e. 'juo s'pétite fille ill est v'nue au moiite hier au soir, (jue li y s'appelle M.iui ice Pouriy et s'iimme Jeannette Avaque. etc...  — Comment voulez-vous appeler l'enfant, y d'r.iante 1' secrétaire à manches d'iustrine ?  — Mauricetle Jeannette, y répond Maurice.  ~ Mauricetle ! ah non I impossible!  — Quo ! impossibe, erprind I jeune  blir il Châteauneuf, déjà malade et miné par le chagrin.  11 avait lutté quatre ou cinq ans avec courage : mais le mal avait fini par triompher de lui.  Le docteur Langevin était mort, laissant à sa veuve et à ses enfants, p-^ur tout héritage, cette petite construction entourée d'un jardin qu'on appelai! la Maison Blanche.  Sa fille avait alors dix ans, son fils dix-huit.  Le jeune homme était entré au "Val-'le-Oi'iice. en était sorti comme aide-chirurgien et avait été envoyé en .\fri-|ue dans un régiment.  Sur sa modeste paye, le brave jeune homme prélevait une somme de cinquante francs par mois qu'il envoyait à sa mère et sa sœur.  Les deux femmes, retirées à la Maison Bianche, faisaient leur petit ménage elles-mêmes, travaillaient du matin au soir à d'ingrats ouvrages de coulure et ue pai'venaient pas à nouer les deux bouts.  (1 «lî'rrrj.  ii   

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