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Le Lannoyen Newspaper Archive: March 11, 1933 - Page 1

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Publication: Le Lannoyen

Location: Paris, Ile De France

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   Le Lannoyen (Newspaper) - March 11, 1933, Paris, Ile De France                                 li 1  94'* Année N' 10  20CENTIlffi»  dépôt  H«  Nord  CO RM AN*  MttauHp-TAUUiii^  l32r.Jalailha£ L|S-ltz-Laiioy  m  Goopeor diplomé det Boolei de Parli  i 11 Mars 1983  LAHHOTEN  ABOMNBMBIinrr 1 m IO Frano«  fin t* paiEO 1,S5 la ligne — £n 3* et 4* 0,75 la ligne  t ta pour 4 UiM* iêi ligna loifantei 0,60 la ligne Prix rédoit par plmieiin iniertioni. Annonoet ludiGialr»« «t Légales 1,50 la ligne.  JOURNAL POUR TOUS  60BKAI  MiBCBAND-TULUim  Complets  ¿partir de  875 fn  AdrMMT IM ooÊomnaiotktimÊ «t <  au Bureau du Journal Imprimerie J. LECLERCQ-DBLPLANQIJE  ^u« d,m 7BiavLÌ»mi'm TÀ  TfiLKPNONE aa  Bien dire et bien penser ne sont rien sans bien faire.  LA CHAUSSÉE.  L'ACTUALITÉ  Le Carême et la Table  Jeûnes d'autrefoh. — Les rigueurs du rigueurs moins sévères contre les délin-Caréme. — Loîtirneni on tournait la quants. On fit bien encore défense de  pas à la portée de toutes les bourses, de leurs enfants à charge, peuvent bé-Mais, pour les gens moins exigeants, néficier de l'Assurance-invalidité, et la morue s'accommode de mille façons que les assurés des professions agrico-lieureuses dont les gourmets eux-mê- les et forestières ne sont pas appelés à mes se contentent. Pendant le Carême i en profiter.  30 avril 1930, les assurés appelés sous | tion de commémorer cet auguste anni-les drapeaux qui, au moment de leur versaire par un jubilé. S'ils décou-  rèf^le. — Après la liévolulion. — Ahstinence et gastronomie. — Des menus alléchants. — La consomma tion de la morue.  Saint Aiacaire. surnommé l'i^^gyp-tlen, solitaire eu 'i'héhaïcle autour do l'an 400, vivait,, 'debout, durant les  consommer de la viande en Carême, mais Henri II commença par autoriser les bouchers à en vendre aux hôpitaux et aux malades. Sans doute le Parlement conipliqua-t-il cette décision en tîxij^eanl que l'acheteur apportât une attestation du médecin et du curé, mais on enfreignait couramment la rè-(juarante jours du Carême, sans Ijoire gle. Et la pénitence était douce puis-iii manger autre chose qu'une feuille de chou chaque dimanche. Nous n'en sjmmes plus là, Dieu merci !  De nos jours et depuis longtemps, du reste, les menus de Carême sont ' dissiimiler leur fraude en faisant gril-autrement substantiels et TEglise ad- ler de? harengs sur le pas de leur porte met plus d'un accommodement. Mais afin do cacher l'odeur des viandes pro-ii no faudrait pas croire qu'il en fut hibées qui cuisaient dans la m'aison.  que, vers 1770, les délinquants surpris voyaient simplement saisir leur repas gras au profit des hôpitaux. Ils usaient} alors d un moyen assez habile pour  et surtout pendant la Semaine Sainte, il n'est pas un poisson qui obtienne autant de succès.  Sait-on ce qu'on en vend en France, en moyenne, pendant le cours d'une année ? Trente à quarante millions de kilogrammes, ni plus ni moins. C'est un chiffre !  Robert DELYS.  Chronique Mutualiste  départ remplissaient les conditions prévues par la loi, pourront en cas de réforme, recevoir les prestations d'inva-  Quelles sont les conditions d'immatriculation ç/ de versements prononcée pour une maladie ou une jioséés par la loi pour pouvoir invoqmr infirmité, contractée en dehors du ser-le bénéfice de l'Assurance-Invalidité ? vice militaire, et ne donnant pas droit  L'assuré doit être immatriculé à l'as- à une pension militaire, surance sociale depuis deux ans au Qtielle est la situation faite à Vassuré moins avant le début de la maladie, et pendant la période d'instructim de sa posséder à son compte les versements ¡ demande de pension d'invalidité . correspondant au moins à 4«o cotisa-j II ne saurait y avoir d'interruption lions journaiieres ûurant les huit tri- dans les soins que son état pourra né-mestres civiis précédant le début de cessiter, La Caisse d'Assurance-Mala-i aiiection ou cíe l'accident. ' die et la Caisse d'Assurance-Invalidité  i^our le caicui aes cotisations ! devraient, d'un commun accord, après journalières, ii y a lieu de ne laire en-. avis de leur méde'jin-contrôleur, conter en compte, pour déterminer le tinuer jusqu'à ce qu'une solution ait droits aux prestations de l'Aasuranca- été donnée à la demande de pension, invaiiaite, que les jours de maladie à les soins médicaux et pharmaceutiques  vrent des raisons plus fortes en faveur d'une date différente, les savants feraient leur devoir en les exposant.  lidité, mais seulement si la réforme est Nous devons accomplir le nôtre  • Pour l'Eglise, le Christ, en effet, mourut sur la croix en l'an 33 de notre ère, mais elle ne tient pas cette date pour absolument certaine.  ti-ujoiu's ainsi.  La Révolution, après tant d'autres  i partir du pour chaque maladie, à l'assuré qui n'est pas guéri ou qui La Caisse Centrale de Maladie, de la pour lesquels ia caisse d'assurance-ma-j reste malade à l'expiration des six  Pendant des siècles, les règles étaient choses, i;alaya les pratiques d'abstinen-particulièrement sévères et celui qui ce et vint le premier Empire qui mit les enfreignait s'exposait à de graves à la mode la gastronomie de Carême, sanctions. Ne parlons pas des religieux c'est-à-dire l'art de respecter les règles^ (jiii jeûnaient avec la plus grande aus-, de Ì Eglise tout en conbinant les me-' Invaiiaite est entree en application.  Mutualité du Nord, 28, rue Inker-man, à Lille, nous communique .  LES AStoUHANCES SOCIALES LE r Ui\ 1.1 lUiNiN liMiiiAiT DE L xiôouiWii^LCi liN V HLilUlTE  Depuis le T' Janvier i93o, l'assuran-  lerité et qui ont conservé, d'ailleurs, nus les plus .savoureux, généralement, cetie rude pratique,! A .et égard, on a réalisé des merveil-mais occupons-nous des coutumes gé- les. l^s lois ecclésiastiques ont interdit nérales. viandu, mais permis le gibier d'eau, nous croyons utile d'en exposer ci-des  Tout d'abord, il fallut s'abstenir de'le poisson <t les oeufs. Que de chefs- sous le mecanisme.  Pour répondre à nombreuses demandes qui nous onl été laites, et documenter ainsi les assurés sociaux.  toute chair, fùt-co même de poisson, cl œuvre culinaires ne peut-on faire Ln quoi çmisiste i Assurance Invalidité juillet 1930.  d'cpufs, de fruits et même de pain. On| avec de lelles ressources : Dans un li- Un sait qu'un assuré obligatoire ne quelle est la procédure d'admission ?  devait se contenter de légumes et plus! vre amusant qu'il a écrit sur la gour- peut preiendre, au titre de i assurance L'Assuré qui prétend aux bénéfice  particulièrement de racines. En 789, ^nai.dise, M. 1-ulbert-Dumonteil en maiduie, aux prestations en nature et de rassurance-invalidité doit adresser  Charlemagne ordonna « que serait mis donne cet attrayant aperçu : «. Quelle en argent que pendant les six mois qui à cet effet une demande à la Caisse  i\ mort quiconque mangerait de la touchante litanie de plats absous, de, suivent ia premiere constatation mé  délices permises et de r'gals autorisés : voici le canard sauvage, autrement sa-  ladie a versé au compte vieillesse de j mois de maladie, l'assuré, la demi-cotisations prévue à; Dans une prochaine »^ommimication, i'ariicie o, § 3 de la loi du 30 avril nous examinerons : 1930, lorsque la maladie a duré plus! a) La procédure de contestation et de 15 jours. j d'appel des décisions prises par la çais-  Du fait que deux ans d'immatricula- se d'.Assurance-Invalidité, et, le cas lion avant ia maladie sont exigés, et échéant, des décisions de la commis-que l'assuré doit avoir recours aux sion technique prévue à l'article 7, § 3, prestations maladie aussi longtemps de la loi du 30 avril 1930 ; que six mois ne se sont pas écoulés, ce b) l^es barèmes et les modalités de n'est qu'au-delà du 1er janvier 1933, paiement de la pension d'invalidité que l'Assurance-Invalidité est entrée ainsi que la révision et la suppression en jeu, la loi sur les Assurances sociales de cette pension ; n'étant devenue applicable que la 1er c) Le passage de l'invalide dans  l'Assurance-Vieillesse.  viande en carême, à moins que ce fut  par nécessité et en secret ». En ce cas, l'Evéque seul pouvait soustraire le cou-| voureux que pable à la mort en lui imposant une  pénitence.  Vu commencement du XII" siècle, le  le canard domestique.  prin^'-fi d'assurance-maladie à laquel-  dicale. Il y a là un inconvenient au- le ii . /hiscrit et qui lui remettra la  quel la «.Mutualité du Nord » a déjà formule imprimée à remplir, en lui in- QUESTION DE DATE  cherché à remédier par lu création d'u- diquant en même temps les diverses Par sa bulle Quod nu per, S. S. Pie  Plus délicieuse et plus fine encore, lajne caisse mutualiste de Réassurance, pièces justificatives qui doivent accom- XI réalise le grand projet qu'il avait  sarcelle que l'orange parfume.La bécas-j prenant en charge les grands malades pagner sa demande. annoncé en la fête de la Nativité au  se est défendue? C'est regrettable, mais i pendant une nouvelle periode de six La caisse d'assurance-maladie, après Sacré-Collège des cardinaux et à l'uni-  joùne oligaloire consistait à ne faire ^ l'église autorise la bécasse des prairies mois. avoir vérifié si la demande est réguliè- vers catholique entier « en indictant  (|n un repas par jour. Il eut lieu suc-, et des rivières, gibier à faire loucher Cette initiative de caractère pure- rement établie et si l'assuré remplit les l'année sainte extraordinaire et le  cessivement à des heures différentes, un ermite. Le pluvier doré et la poule j ment mutualiste, a produit d'heureux conditions obligatoires d'immatricula- grand jubilé du dix-neuvième cente-  I"abord après le coucher du soleil, puis, d eau sont des rôtis de pénitence et de' effets ; les malades de longue durée, tion et de versement, communique le naire de la rédemption du genre hu-l  dans le courant de l'après-midi, enfin à midi. Au XVI® siècle, on autorisa un petit repas supplémentaire qu'on appela la collation.  Après avoir été longtemps prohibé lui-même, le hareng était devenu le poisson de carême par excellence ; c'est ainsi que Saint Louis faisait aux léproseries ek hôpitaux du royaume, l'aumône de 60.000 harengs. Le lait et le beurre demeuraient bannis de toutes les tables. Le roi Charles V dut de-  voluptu qu'un vendredi de Carême | assurés sociaux mutuaUstes, ne sont dossier à son médecin-contrôleur qui main ». Le Saint-Père ajoute : u En vous pourrez farcir de truffes odoran-!plus abandonnés alors qu'après six procède à un contre-examen de l'assu- effet, si l'on n'est pas absolument cer-  mois de maladie leur situation maté- ré, s'il le juge utile, et donne son avis tain de la date exacte à laquelle il se  truffes. Rien, en effet, rielle est devenue plus pénible encore motivé. ¡place dans l'Histoire, cet événement.  tes... Eh oui :  ne prohibe ct; délicieux tubercule et, et que souvent comme (Usait avec esprit l'une de nos foyer.  la misère guette le  mondaines les plus orthodoxes à l'un' de nos prélats les plus rigoureux qui s'étonnait de le voir figurer à son menu du vendredi.  . — Mais, Monseigneur, les truffes sont maigres et de deuil !...  mander au pape, pour raisons de san- Et il ne répondit rien parce qu'il n' té, la permission d'en faire usage ; il avait rien à répondre, en fut de même d'Anne de Bretagne. Puis, de dérogation en dérogation, on a admis la faculté d'user de beurre,  mais moyennant le versement d'une aumône. C'est de là que datent « les troncs pour le beurre » qui ont existé pendant longtemps dans nombre d'églises et qu'on trouverait encore peut-être aujourd'hui dans certaines campagnes.  Peu à peu, cependant, la discipline s'atténua et les autorités usèrent de  C'est dire combien, de nos jours, la règie du jeûne est devenue facile. Bril-lat-Savarin avait déjà montré, par maints programmes culinaires, comment on pouvait faire maigre en consommant les mets les plus exquis. Depuis lors, nos cuisiniers à la'mode ont trouvé mieux encore et Charlemagne frémirait s'il revenait dans ce monde pour assister à certains déjeuners de Vendredi-saint.  Dame ! cette chère de choix n'est  Le dossier est ensuite transmis au où plutôt le merveilleux ensemble de service Départemental des AssuranoeB ces gestes » divins est d'une telle gra-  importance qu'il ne le passer sous si-'  L'assurance-invalidité accorde, sous^ Sociales qui y joindra une copie de la vite et d'une telle certaines conditions, à l'assuré recon-j fiche comptable du requérant, et l'a-j convient pas de nu invalide, en même temps que l'at-; dressera à la Caisse d'Assurance-Inva-' lence  tribution d'une pension, les soins médicaux et pharmaceutiques. Quels sant les Assurés qui peuvent prétendre au bénéfice de cette  assurance ? Ce sont les assurés Français et Etrangers remplissant les mêmes conditions que les assurés Français, q..i a l'expiration du délai de six mois visé ci des-  lidité à Uiquelle il appartient. La Caisse d'Assurance-Invalidité exa-  LA MORT DE M A 11 ¡A  Maria est morte, il y a quatre ans, au Creusot, vieillie, oubliée, dans une misère noire. Vous ne connaissez pa> Maria ? Ou vous dites que ce nom V0U3 rappelle une foule de Marias ? \'ous vous trompez. Tous vous la connaissez ; il n'y a pas un Français qui ne la connaisse, qui ne l'ait vue, eaten-dez-vous, vue ! Et plusieurs fois par jour, et tous les jours de son existence. Ecoutez :  ...Il y a près de quarante ans, un très grand, un très rit-l, un admirable artiste — peut-être, hélas ! le dernier qui ait eu le .sentiment des lois qui doivent régir l'art de la gravure en médaille : Roty, tout simplement — aperçut, gardant ses vaches parmi les bruyères d'un plateau du Massif central, une belle fille de seize ans. Elle était pieds nus. Le haillon léger qui la couvrait, illuminé par les rayons du soleil levant, avait la splendeur, la dignité d'un péplum antique.  Roty prit son cray<ui. De cette Ihouette apparue dans la liberté de la terre de France, il traça sur son carnet une esquisse hâtive et pourtant inspirée.  Or, c'est cettf esquisse qui est devenue la Semeuse. La Semeuse, que nous avons vue, admirée si longtemps sur les pièces de cinquante estimes el d'un franc de notre monnaie d'argent. Puis sur nos timbres de deux sous, tlont les suite.- de la guerre ont fait des timbres de dix sous. La Semeuse : la seule effigie de la République qui soit Iligne de survivre dans l'estime de la France et des artistes. Roty, pQur faire poser rhuml)le .Maria, lui avait donne • vingt francs : cent francs de notre monnaie iictuelle. Elle estima que-'c'était bien payé pour si peu de chose, continua de garder ses vaches — puis motu'ut ignorée, niisérablu, comme je viens di' vous dire.  Le l^etit Marseillais, dans son numéro du L'O novembre 1029, annonça pourtant cette mort. M. Jean de Cherché, d'Ajaccio, qui avait gardé la coupure, vient de m'en communiquer la ajoute que c'est ce nom de  Sur cette question de date, la lettre pastorale sur l'année sainte de S. E.| copie. I mine à son tour le dossier, et sur le le cardinal-archevêque de Paris est.« Maria » qui est devenu ■< Marianne », rapport du médecin-contrôleur, se pro- également prudente. Elle dit ; Si nous ' désignant la République nonce sur la suite à donner à la de- nous référons à la computation du | En ciuoi il se trompe évidemment, mande, en fixant le pourcentage d'in--temps que tous les peuples civilisés ont 1 appellation ayant une origine plus validité a attribuer à l'assuré.  adoptée » et parle de la dernière an- ancienne, ainsi que d'autres lecteurs  La décision de la Caisse Invalidité née d'une vie terrestre « qui, d'après iVExcelsior ont bien voulu me le de-  doit être notifiée à l'intéressé et à la une respectable tradition, ne dura que montrer. Mais combien je le félicite et  sus, ou en cas d'accident (autre que les Caisse d'Assurance-Maladie à laquelle trente-trois ans m. le remercie d'avoir bien voulu me Ten-  accidents de travail) après consolida-: il est affilié, dans les deux mois qui Le R. P. Pinard de la Boullaye écrit voyer, cette coupure - Car cela me ta;i  tion de la blessure, restent encore at- suivent la date de la réception de la de son côté dans le programme de penser à une chose : ce n'est pas la  teints d'une affection ou d'une infirmi- demande.  ses conférences : « Selon l'opinion la pauvre et belle Maria qui est morte  té réduisant au mains des deux tiers Quelle est la sitU€ition faite aux assurés plus répandue parmi les fidèles, 1933 c'est aussi la sublime « Semeuse »,  leur capacité de travail. [réformés pendant leur séjour sous amène le dix-neuvième centenaire de issue de sa beauté naïve, qui agonise :  Il est à remarquer que seuls les as-: drapeaux ? j la mort du Sauveur ». Et il cite ce mot II n'y a plus de pièces d'argent de  surés, à l'exclusion de leur conjoint et i En vertu de l'article 55 de la loi du du Saint-Père annonçant « son inten- dix sous, ni d un franc. Les consé-  f lOILLnOM Dû LAimOTUI N« d  Princesse oíais Esclave  III  — Peut-être avez-vous seulement oublié l'endroit où vous les avez laissés, dit-il gentiment, voulez-vous me permettre <ie vous aider à les retrouver ?  Liane restait dans son trou de sable parmi les rubans d'algues vertes, la tête basse et les joues brûlantes de honte. Tout son orgueil, et elle en avait pourtant beaucoup, ne pouvait rien pour elle à cette minute. Tout ce qu'elle s'imposait était de ne pas éclater en sanglots.  Le nouveau venu, prenant son silence pour un acquiescement, cherchait minutieusement, ne faisant grftce à aucune infractuoeité d« rocher, mais ce fut en vain.  La mer était maintenant bien plus avancée et plus profonde sur le sable de la plage que quand Liane s'était déchaue-eée, et sûrement les vagues avaient emporté sottUen et baa dana un remous.  — J'ai bieu peur que la mer ait commis un larcin de iplus, Mademoiselle, dit-il, revenant vers Liane, qui n'avait même pas cil la pensée de s avancer sur le sable, tani son trouble était grand.  Les y(.ux du ciiantcur étaient compatissant et vraiiuent très beaux, mais Liane n'eût pu faire cette consiation qu'en relevant la tête, ce qu'elle se gardait bien de faire.  Pourtant la jolie voix qui s'associait si bien aux beaux yeux se faisait très bien-  veillante.  — Vous ne pouvez pas rester là, Mademoiselle, la marée monte de plus en plui? et "lie est assez redoutable en cer-tains endroits de cette plage.  — Meici... je vais rejoindre ma gouvernante, déclara Liane, appelant à elle toute sa jeune fierté, je l'ai laissée un peu en arrière.  Carrèze se retourna et ne put retenir un sourire :  — Votre gouvernante est cette person-^ ne qui trône majestueusement sur ce ro-; cher ? Mais, Mademoiselle, la mer vous i a séparée d'elle maintenant, regardez I î Corrèze n exagérait |)as. La marée  avait monté très rapidement, et la pau-I vre Lucy fatiguée par son voyage et les troublants incidents de l'arrivée de la veille, s'était endormie, inconsciente, sur son pié('estai de rocher.  — Mais elle va être submergée, cria > Liane, oublianjt toul le riMtA d^ cette  angoisse nouvelle.  .\vant que l'artiste ait pu se rendre i ompte de ce qu'elle allait faire, elle avait commencé de marcher dans l'eau, allant vers sa gouvernante.  11 courut après elle, et la ramena d'une main feiinc en sécurité sur le sable.  — Votre gouvernante ne court aucun (langer, affirma-t-il, vous risqueriez tout à fait inutilement votre vie.  Et comme Liane paraissait consternée :  — Appelez-la aussi fort que vous le pourrez, lui dit-il, elle reconnaîtra votre voix et regardera de ce côté ; alors nous lui dirons qu'elle peut noue rejoindre en suivant la dune, et nous, nous monterons par là...  Liane obéit, mais sa voix était ei î tremblante qu'elle ne portait pas ; il y i joignit la sienne, et tous deux finirent 'par éveiller la brave femme.  Quand elle eut bien compris ce qu'on lui expliquait, et fut bien assurée que son élève ne courait aucun danger, elle commença d'obéir aux inm"dCfV>ns reçues, sane perdre de temps. I — Maintenant, montons rapidement, Mademoiselle, dit Corrèze, je ne croyais pas mol-même que la marée était si haute... et j'ai bien peur que le seul che-I min qui nous reste à prendre soit pénible à vos pieds nus.  i Sans répondre. Liane commença de •grimper. Les graviers et les coupantes ^herbee «ècb^ la bleMai§nt, malt elle  s'efforçait de n'en rien laisser paraître.  Corrèze arracha quelques algues grasses et les lui donna.  —- Attachez-les autour de vos pieds, dit-il gentiment fraternel en se détournant un peu pour qu'elle puisse faire cette petite opération sans être gênée par son regard.  Et comme elle hésitait, toute confuse.  — Pourquoi vous inquiéter pour si peu, reniarqua-t-il, votre délicieuse maman et .ses jolies amies sont toujours ainsi à l'heure du bain, vous êtes dans la note, tout simplement.  — Vous connaissez ma mère ? demanda Liane vivement.  — J'ai cet honneur depuis plusieurs années déjà. Peut-être même avez-vous entendu prononcer mon nom chez elle, je suis artiste...  Pour la première fois depuis leur rencontre, Liane osa lever les yeux vers lui et reconnut le beau chanteur qu'Adrien-ne avait appelé (( Philtre d'amour ».  — Cétait vous qui chantiez, alors ? de-manda-t-elle timidement.  — Moi-même, dit-il en riant. Et, de même que vous vous croyiez assez seule pour vous déchausser, je me croyais assez seul pour chanter.  « .Tp suis venu à Trouville pour prendre quelques bains et faire un p€u de vach-ting, après quoi je dois créer un nouvel opéra...  — Et c'était ce nouvel opéra que vous ^chantiez après le « Requiem » de Mo  zart ?  Oui, ou ne peui pas travailler Ui.x minutos en paix à Trouville, alors je viens là chaque matin.  — C'était 6i beau...  — Vous aimez la musique, dit-il avec un gentil sourire. .\u fait, ne répondez  i pas, dit-il, ma conviction est faite, je voii> iça tout de imite.  — Je n'ai jamais entendu d'opéra, avoua Liane, recommençant courageusement de monter.  — Jamais ? Alors je voudrais que ma bonne fortune me permit de chanter dans le premier opéra que vous entendrez ! .\ttention ! dit-il vivement ; le chemin devient très escarpé ici, ne vous retournez pas, regardez seulement où vous posez les pieds. Du reste, n'ayez pas ipeur, je vous suis de très près.  Liane ne dit rien ; pour rien au monde elle n'eût voulu avouer qu'elle avait peur d'être prise de vertige et elle mit toute sa force de volonté à faire ce qu'il lui avait demandé sans rien regarder autour d'elle. Mais quand ils eurent enfin atteint les crêtes, leur pénible ascension . finie, elle se laissa tomber sur le sable. I — Vous n'allez pas vous évanouir ? de-manda-t-il, non sans anxiété.  — Oh ! non, je suis seulement un peu lasse.  — Alors reposez-vous ici tranquillement je reviendrai dans quelques minutes.  \ — Si vous voulez...  ilovrèze sourit do iu ilocilité eniantinu !.. Cette réponse cî ^'éloigna i-apidemeni aJiu ilo ise procurc-i- (.loü petite sabois qu'il >;ivait devoir trouxor dans ces parages. I .k' n ai l itiu pu trouvLM- do mieux, dit-il en riant, quand il revint après quelques nunuieei, niais ce sera mieux que rien, n'est-ce pas ? i -- Oh ! ni>''i'ci... ijininu' voiií êtes buu ! l-^llle chaussa lois potito sabots do boie qui. évidemment, étaient faits pour les belles baigneusee quand il leur prenait fantaisie de jouer les idyllee rustiques.  Comme par miracle, ils chaussaient ' exactement Liane.  -- Connue vous êtes bon ! répéta-t-olle.  Et soudain elle eut un coup au coeur en pensant qu'elle n'était pas du tout bonne elle-même, puisque dans sa fatigue et . son émoi, elle avaH oublié Lucy.  Mais Corrèze, décidément, avait le don . do divination.  — Votre gouvernante est tout à fait en ' í-ócurité, dit-il ; des paysans m'ont dit  l avoir rencontrée. Malheureusement elle a pris la route la plus longue.  — Mais alorü, comment la rejoindre ? : demanda anxieusement la jeune fille.  I — Nous ne la rejoindrons pas ici, dit ■Corrèze car daprès le« paysans rencon-tré.s, elle devra être chez vous avant nous.  « Nous l'aurons vite rejointe, affirma-t-il, je vais vous reconduire moi-même jusque chez Madame van Derken. ¡ (& «aivre)   

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