Questions? Call (888) 845-2887 Hablamos Español

Le Lannoyen Newspaper Archive: September 17, 1932 - Page 1

Share Page

Publication: Le Lannoyen

Location: Paris, Ile De France

Issue Date:

Get 1 more page view just for clicking

to like us on Facebook


   Le Lannoyen (Newspaper) - September 17, 1932, Paris, Ile De France                                 S3-* Année N* 38  SOCENTIMflB  'DfiW>T LÉGAL  GORMAN  g^lÜBaUND-TAAUDlj ^  I82r.jilai0i6ii6  Lys-lez-UiRoy  Gonpeor diplomé des Bcolei de Parli  Nord  BmedfÎMBpteBale mi  Y il ÄF WF Ä VF ZI Sjh ^^»rrr-  L AU n u I II H  ABONMBMBMTr 1 M IO FIUMM  f^ pi«e 1,SB li lisne — Bn 3* et 4* 0,78 la ligne  XTOS 9«titM OUCUCiOAOM i  f fn poor 4 lignei, lei lignei luifantei 0,60 li ligai Prii lédoit pir pliuieiiii imertioni. AnnonoM Indieiiim et Légilei 1,50 li ligne.  JOURNAL POVR TOUS  COBKAI  ÀdréMer Im oommoiiiMtl^is «t aniioÉOM i  au Bureau du Journal Imprimerie J. LECLERCQ-DELPLANQUE  SiM d.» liioutoAi« tkLKPNONE ae  Mille amia, c'est peu ; HD ennemi» e'^ beancmip;  QUESTION DU JOUR  Où va l'Europe?  Sans vouloir faire preuve d'un ¡les- mais le uioyeii do contrôler eifeclive-simisiiie exagéré, il faut bien reconnaître que l'organisation <Je la paix n'est pas en progrès. Depuis que l'Allema  gne a abandonné chez elle la voie constitutionnelle, et à l'extérieur les mé-  IIlent celle limitation ? il faut bien le reconnaître, la Socié-  "^.iîf/r'îîiiT/nant a7compa¿n¡ cei rob^^^^  dentelles, de perles ou de similis. Le blanc (le lu robe, selon le teint et la nuance des cheveux de la mariée sera i)lanc-crème, blanc-ivoire, blanc-bleu-lé. Ia' cortège d honneur est uniformément habillé et coiffé. On voit des cor-lèges tout blancs d'un blanc plus fan laisiste que la robe de la mariée ; les souliers seront rouge ou vert émerau-lie. l'n mantelet de velours léger d'un tön harnionisé ou doucement disson-  leinps ; elle a gaspillé des annees précieuses à ne rien organiser du tout  thodes de discussion qu'avait inaugu- elle s est contentée de formules vagues,  rées Gustave Stresemann pour se lan- d'accords platoniques, el même tl or-  cer dans des réclamations publiques Jres du jour masquant ie désaccord  accompagnées de menaces, on ne sait proiond (jui la divisait. Elle n'a rien plus au juste où l'on va. Si les puis  sances créancières ont cédé à 'Lausanne au sujet des réparations, c'est bien parce que l'Allemagne ne leur a pas donné le choix : ou bien elle obtenait satisfaction ou bien elle s'insurgeait contre la plan Young et refusait ouvertement de payer. C'est le geste qu'elle vient de renouveler à propos des clauses militaires du traité. Ou bien les puissances abandonneront volontairement ces clauses, ou bien l'Allemagne passera outre.  Ce qui est grave, c'est que l'Allemagne dénonce ouvertement l'échec de la Conférence du désarmement, proclame qu'elle n'aboutira à rien et que sa patience est à bout. Aussi annonce-t-elle son intention de ne plus participer aux travaux de cette Conférence qu'elle méprise ; elle déclare que sa présence n'y est d'aucune utilité, c'est une façon de dire qu'on y perd son temps et qu'on n'y fait rien de sérieux.  Nous voilcà donc à un tournant décisif de l'histoire de la paix.  On a cru très habile de faire entrer l'Allemagne dans la Société des Nations. Pondant quelques années, elle y a tenu correctement sa place. La Société, malheui^eusement, s'est contentée d'affirmer des velléités ; elle n'a rien fait, rien organisé, rien empêché. L'Allemagne déclare aujourd'hui que ces interminables discussions sont vaines et stériles, et pressée de réaliser ses objectifs, elle entend s'y prendre d'une autr« façon.  Elle se livre à l'action directe. Du même coup, la Société des Nations se trouve ébranlée dans ses assises, et l'on a maintenant l'impression que désormais tous les événements diplomatiques importants se passeront en dehors d'elle.  L'Allemagne qui a tranché la question des réparations en dehors de la Société des Nations, entend trancher aussi en dehors d'elle la question de son réarmement. Car c'est bien de réarmement qu'il s'agit. 11 est désormais assuré que la Conférence de f'.e-nève n'aboutira pas à l'égalité du désarmement sur la base de l'organisation militaire que le traité a imposé à l'Allemagne. Celle-ci entend donc éle-yer ses armements jusqu'au niveau où ia Conférence limitera les armements des autres nations, et comme elle se tiendra en dehors de cette Conférence, elle ne prendra môme aucun engagement dans ce sens. D'ailleurs, k quoi cela servirait-il, puisqu'on ne trouvera ja-  Les vacances continuent, et aussi la  folie des pyjamas dont, sur certaines  plages, le luxe est sans pareil, puis-  qu on en fait, pour le soir, des robes  . , j de gala, en mousseline, velours, dentel-  mt parce que personne .. u voulu col- somptueux. Les  L'ihnrpr no lr>iit. iimii»« ût ¡-»rkiinx. t/M u i  jambes du pantalon se rèvèient plus  laJ^orer de tout c<»ur et de bonne ioi à i organisation de ia paix. Chacun s'est enfermé dans son égoisme et sa jalousie. 11 n y a eu à (ienève aucune espèr ce de solidarité internationale. Tout cela ne pouvait avoir qu'un temps. On travaillait lentement, mollement, sans conviction pour des buts incertains, et Ton remettait toujours au lendemain les solutions viriles. 11 en est résulté »lu au lieu de prendre de l'autorité, de iortiiier son prestige, d'apparaître en un mot comme une force, comme meut indispensable de toute conciliation, de toute entente, la Société des Nations n'a fait qu élaler sa faiblesse, Sun impuissance et son apathie.  L'Allemagne l'a bien compris. Elle a vu que cet organisme n'était pas plu^ capable d Organiser solidement la paix (ju il n'était' capable d'opposer une barrière infranchissable à ses exigences. .'Vussi a-t-elle résolu de passer outre et d'agir sur un autre plan. Sachant qu'il Genève elle n'obtiendrait rien, elle a parlé haut et ferme, de chez elle, el elle a exercé la contrainte redoutable de ses menaces.  Le résultat en est que ses revendications obtiennent satisfaction beaucoup plus rapidement. Le résultat en est aussi que toute l'oeuvre de la paix se  larges, plus floues, et l'échancrure du corsage encore piud importante. I Mais on songe aussi aux toilettes du retour. Et l'on peut bien dire que nos couturiers ont remis en honneur tout ce qu'on avait aboli trop systématiquement au cours de ces dernières années. On ne voit que tulles, plumes et volants mousseux. Les robes du soir se garnissent d'autruche delrisée de teinte assortie à la toilette. Beaucoup sont en velours de soie noir ; ce sont des fourreaux très adhérents terminés par de longues traînes en pointe. Beaucoup de blanc aussi, et du bleu nattier, du corail et du vert.  La robe du jour a tendance à se raccourcir, elle est à la fois simple et fantaisiste; le blanc et le noir retrouvent une nouvelle vogue. On verra des manches entièrement en fourrure, des gants  CURIOSITÉS ELECTOIiALES.  Le renouvellement de la série B du Sénat aura lieu le 16 Octobre. Elle comprend les départements de la Haute-Garonne à l'Oise inclus, plus Cons-tantine. A ce sujet, il est curieux de noter la disproportion des sièges sénatoriaux et du nombre des habitants que les élus représentent. En bloc, la métropole, qui compte 41.835.823 habitants, élit 307 sénateurs. Théoriquement, cela fait un sénateur par 136.270 habitants. Dans la pratique, deux départements voisins : les Hautes-Alpes, avec 87.566 habitants, et les Alpes-Maritimes, avec 493.576, ont chacun deux représentants à la Haute Assemblée : c'est^-dire, pour le premier, un pour 43.783 : pour le second, un pour 246.788 liabitants. La Haute-Marne et le Gers en ont trois pour 190.000 habitants en chiffre rond. Les départements de Seitie-et-Oise (1.365.615 hab.tac tsj et des Fi.)uches-du-Rhône (1.101.672 habitants^ n'ont que 4 sénateurs chacun, exactement comme la Dordogne {aS3.72<i habitants) et un de moins que la Saône-et-Loire, qui en a cinq pour 538.471 liabitants, comme le Pas-de-Calais avec ses 1.206.849 habitants. Quant au département de la Seine, qui élit dix sénateurs, cel.» lui en donne un par 493 385 habitant?.  là que la Suisse est artut^lement au- toutes celles qui ont été expédiées en dessus de la moyenne europé-.nne, qui un an, on formerait un monument de est de 165 centimètres. j vingt mètres de hauteur, 35 de largeur  On a émis plusieurs hypothèses | et 5 d'épaisseur, pour expliquer ce phénomène ; aucune Ce n'est d'ailleurs pas là du papier  n'est vraiment satisfaisante. L'explication la plus plausible est le croisement  des races, car on a observé que c'est précisément dans les cantons où l'immigration fst la plus forte que Tac-crois.sement est le plus marqué. Dans certains cantons (Bâle, Zurich), de nombreux étrangers de races germaniques ou nordiques sont en effet venus s'établir depuis une cinquantaine d'années, et l'on sait que ces races sont toutes très élancées.  L'ACTUALITE  Le8 cartes postales  Lf- PREMIER DIRIGEABLE.  i^a mort récente de San los-Dumont a davantage enfoncé dans l'oubli le  de velours, des voilettes légères, aux vrai premier dirigeable, celui peut-être  pans inégaux et des manteaux du soir en velours zébré. On portera beaucoup de garnitures de renard sur les toilettes de soirée.  Pour l'après-midi, des robes en marocain noir, des lainages, de petits boléros très adhérents, garnis d'un collet de fourrure, dont les manches seront  trouve compromise et que l'état de cho- également en fourrure ainsi que le de-  ses si fragile d'avant la guerre est en train de se substituer au droit nouveau qu'on n'a pas eu le courage de fonder véritablement et d'étayer solidement.  V'oilà pourquoi l'avenir est gros d'incertitude.  Patrice NOLLET.  La Mode  On se marie en tous temps, même 1 été, encore qu'il y ait pour les grandes épousailles une saison plus spécialement réservée à ces somptueuses mondanités. Mais nos mœurs ont évolué, en cela comme en toute chose, et le très averti Pierre de Trévièrœ a (fonstaté que le visage des jeunes mariées n'est plus voilé ; le front est découvert ; le voile projette ses plis autour du visage et en arrière. Les cheveux sont dégagés ; la robe reste longue, les bas sont blancs et aussi les souliers. Plus de satins argentés, de  vaut.  Ix; petit feutre tout simple, toujours de côté, avec bords rabattus sur l'oreille et croqués hardiment sur le front sera notre chapeau d'automne préféré. On fait aussi de petits marquis en feutre d'un ton assorti à la robe, piqués de soie et dont les pointes sont fixées par de gros boutons en galalitte.  On avait dit qu'on ne verrait plus de petits manteaux du soir. Et ceux-ci  dont s'était-inspiré Jules Verne.  <res[ le 31 décembre 1863 que le lan-(:a à New-Jersey un ingénieur aniéri-cain^aloraon .^ndréewB.  Quelqui' appareil imparfait, diront les sceptiifues, et quel parcours a-t-il fourni ?...  Lisez les journaux américain du Ifiiips, et vous verrez qu'il avait éf^  , Pendant l'été, alors que tout le monde excursionne plus ou moins et plus particulièrement pendant le temps des vacances, le commerce des cartes postales atteint des proportions fantastiques. Certes, lorsque le professeur Manuel Hermann proposa ce système de correspondance — Korrespondentz-Karle il ne se doutait probablement pas du développement «colossal qu'il allait prendre en quelques années.  Ceci a tué cela, la carte a tué la lettre, et du même coup, un genre de littérature glorieux et presque aussi vieux qiio l'humanité, le genre épisto-laire.  Madame de Sévigné n'écrirait plus à  sa fille :  « .Je vous envoie (juatre rames de « papier ; vous savez à quelle condi-« tion. J'espère en revoir la plus gran-» de partie entre ci et Pâques ».  Au lieu de papier à lettre, elle lui enverrait aujourd'hui un album à cartes postales et la dernière « illustrée » €le  perdu, car il y a des cartes postales charmantes, de véritables œuvres d'art trè.s dignes de la collection. Aussi les collectionneurs de cartes postales sont-ils devenus légion et sont bien plui; nombreux encore que les collectionneurs de timbres-poste. Il n'est pas de magasin qui n'ait sa rubrique où ses abonnés s'inscrivent pour l'échange des cartes.  Beaucoup d'amateurs continuent à préférer les photographies de monuments et de paysages, mais d'autres recherchent plus volontiers les portraits de célébrités politiques ou littéraires des actrices en vogue et des demi-mondaines en vedette. Il y a aussi les scènes du jour et les sujets de pure fantaisie : sujets pour la Sainte-Catherine, la Noël, le Nouvel An,. Pâques, la première communion, etc... Attendons-nous à voir bientôt, au lieu du banal faire-part, des cartes-postales avec allégories pour les mariages et les baptêmes.  Il y aura hi de cjuoi inspirer nos imagiers.  Beaucoup d artistes ont trouvé dans l'illustration de la carte l'emploi de leur talent. C'est l'Allemagne et l'Angleterre dont l'imprimerie français« n'a pas, on se demande pourquoi, les procédés d'impression en couleur à bon marché, qui fournissent le monde des cartes polychromes. Mais en revanche c'est l'imprimerie française qui a le monopole des fins tiraljes en phototypie d'après le cliché direct'Soit pour les vues, soit pour les poses d'après nature ou les scènes d'instantané.  Uk vtws de Paris se vendent par millions.  Les étrangers/lie recherchent pas autant qu'on croirait nos actrices. Ce sont les Français qui recherchent l'actrice à  coiistruit en « forme de cigare  tout  événement parisien. Georges Sand n'écrirail plu? ses r.eftres d'un voya- ^^^ i»ode et, en règle, on ne vend bien  comme nos dirigeables d'aujourd'hui.  Vous apprendrez aussi par cette lecture (lu'Andrews fit, à bord de son dirigeable, qui serait aujourd'hui presque septuagénaire, « trente tours entiers dans des cercles de deux kilomètres de circonférence ».  (îéométriquement, ce n'est pas d'une correction parfaite. Mais on comprend tout de même, et l'on comprend surtout que la mémoire des hommes est  sont plus que jamais en faveur. Ils donnent une ligne exquise k celle qui ])arfois bien ingrate ! les porte et permet de montrer les  somptuosités de la robe de soirée qu'à' HlXüRt) DE HAUTEUR. vrai dire ils ne protègent guère. On il y a (pulques lustres, on chantait fait de petits boléros à taille haute en dans une opérette à la n ode : velours marron glacé et de petits man- ^ « // grandira, car il est Espagnol. » teaux en velours glacé bordeaux auxj Aujourd'liui, ce ne sont plus les Es-manches garnies de fourrure, très éva-, pagnols qui croissent en hauteur, mais sés au surplus. Ces manteaux, ouverts bien nos excellents voisins d'Outre-devant, se ferment à la taille par une ^ Jura.  écharpe prolongeant le col et les pare-j D'une récente statistique publiée à ments et qui se noue négligemment de ' Genève, il résulte que, pour une pé-côté. C'est à la fois très peu pratique et riode de vingt-cinq ans, la grandeur  délicieusement coquet.  G. VARIN.  que celles qui rient.  Il y a des séries qui ont atteint aujourd'hui des prix très élevés.  L'opportunité joue un rôle trè^ important dans l'émission d'une série.-Il faut savoir saisir sur l'heure le sujet intéressant, mais éviter la répétition, car la vogue est aussi mobile que la vie parisienne elle-même.  La satire et la caricature se sont aussi servies de l'illustration de la carte. La diplomatie s'en est mêlée pour les sujets intéressants les puissances étrangères. Il y a une censure au Quai d'Orsay qui interdit, le cas échéant, les cartes susceptibles de manquer de respect à des monarques ou à des persounagei> importants. On défendit ainsi auic marchands de mettre en vente un portrait du pape représenté par un truc photographique très connu, dans un vêtement civil à ia dernière mode. Toutes ces charges ne sont généralement pas très spirituelles et ni l'art, Un cartophile statisticien estime que'ni l'esprit français n'ont rien perdu ¿1 le commerce global de la carte illus- leur suppression, trée ne représente pas moins d'un mil-J La carte illustrée est, en somme, in-  autant de pages exquises qui ont fixé la physionomie de maints pays.  A quoi bon faire des frais de style alors (jue chaque village un peu pittoresque a aujourd'hui son église, les ruines de son château, ses sites reproduits par la photogravure ?  D abord, on s'était contenté de petites vues jetées dans un coin de la carte et il restait encore un peu de place pour quelques lignes de description, un mot d'esprit ou d'effusion. Aujourd'hui, tout le verso est envahi par le dessin et on a souvent de la peine à trouver un petit coin libre pour la date et la signature.  Le développement île la carte postale illustrée a été très rapide. Il en circule en .Allemagne, son pays d'invention, plus de 400 millions par an ; en France, 90 millions ; <>n Autriche et en Suisse, 35 millions ; en Italie, :îO ; en Espagne, 20 ; en Angleterre, 15 ; en Belgique et en Hollande, 12 millions. ^  moyenne des recrues de m libre Hel-vétie a augmenté de deux centimètres, passant de 163,5 à 165.7. Il ressort de ' Uard par an et que si l'on réunissait^ téressante parce qu'elle permet aux  rsoiunoM do uumovtN n- «s  LòTres Gloses  oiiiud«  CHAPITRE PRËMIER  — Il ee peut que j'ai besoin de voi» pour susciter des événements.  — Pourquoi voulez-vouii que je vous obéisse, que j'aie confiance en vous ? Je vois qu'aucune de mes pensées, aucune de mes intentions ne voue a éciiappé, je vois que vous lisez à livre ouvert dans le mystère des consciences, maie tout ce que vous avez consenti à me révéler sur votre pereonnalité m'a causé plus d'effarement que d'apaisement. Que voulez-vous de moi ? Où souhaitez-vous m'en-traîner ?  — Je ne vous demanderai que d'être là quand certains faits se produiront  — C'est tout T C'Mt tout  — Sachez donc que le monde entier pourrait être réduit en poussière, «ans  importantes, d'une simple vérité qui se fera jour...  — Et c'est par sympathie ou par intérêt pour moi que vous souhaitez que j'assiste à cette manifestation ?  -- Nullement, tout au plue, puis-je avoir un intérêt personnel à ce que vous ne vous condamniez pas à croupir pour l'éternité dans l'eau de ce réservoir parce que j'en bois quelquefois en passant. Je puis souhaiter également que vous ne vous fassiez pas écraser sur cette voie de chemin de fer parce que quelques paysans m'ayant vus ce soir errer de ce côté ne manqueraient pas de m'attribuer des droits d'auteur dans cette petite tragédie. Je n'aurais pas beaucoup de peine à me disculper de cette accusation, maie c'est agaçant à la fin de démontrer qu'on n'est pour rien dans un tremblement de terre, une éclipse de lune, une tardive gelée blanche ou une chute de grêle.  — Je ne comprends pas.  — Vous souhaitez une explication ? en voici une qui voue suffira : Un jour, des sots, des méchants me lapidaient sur la place d'un village. Tout à coup, une voix s'éleva de la foule pour prendre ma défense, c'était la voix d'une timide jeune fille qui n'aivait pas d'autre arme à opposer à cette émeute que sa douceur. Son visage était empreint d'une fierté si calme, d'une intelligence si claire, qu'elle n'eût qu'à lever ea blanche main  oüe ]e ressente le moindre émoL -.....— -- , - __  — n •'•fit dt chojiss beaucoup moins pour que la tempête a'apaftiit, pour qu«  les clameurs cessassent, pour que les j ussaillants comprissent la laideur du geste qu'ils n'avaient pas su maîtriser et fussent sensibles à la honte d'avoir maltraité une femme. Cette foule hargneuse que je n'arrivais point à tenir en respect par mes imprécations, et mes menaces, cette jeune fille l'avait calmée par sa candide aipparition.  « Je l'egardais avec un respect compliqué d'une étrange admiration cette suave et frêle jeune fille au cœur pur. Il me semblait que sa vue était un bienfait pour tous, qu'il s'en dégageait une édification sans bornes, une surabc^adante poésie, un charme et un enchantement indicibles. Je ne sus pas exprimer ce qui se passait en moi, mais je pris la ferme résolution de chercher à m'acquitter du bienfait que j'avais reçu et de réussir à fournir des témoignages de la gratitude que j'en voulais garder. Je me donnai la mission de veiller sur cette enfant, de la protéger. J'appris des choses que vous connaissez et d'autres aussi que vous ignorez...  — Et cette jeune fille dont vous venez de tracer une image si touchante, c'est la mienne, n'est-ce pas ?  — Mademoiselle Marie-Louise, oui, Maryse...  Le cœur de l'ancien forçat venait d'éclater.  Des larmes brûlantes coulaient sur ea face qu'il cachait dans ses deux maJine,  11 s'était assis sur le bord du talus et il s'abandonnait à la douceur de pleurer sur lui-même, sur son passé, sur l'incomparable bonheur d'avoir une fille comme la sienne dont l'angélique apparition rendait meilleurs les mécliants et rejuettait dans la bonne voie les égarée.  \lab il pleurait surtout sur sa propre iiifortune, sur la détresse qui avait été la sienne, sur les soulfrances qu'i^ avait Kuppoitées, sur le malheur qui l'écrasait ù la pensée d'être revenu de si loin, après tant d'épreuves, après avoir gravi les nombreuses stations d'un si douloureux calvaire et d'être si près d'une jeune fille si parfaite qu'il ne pourrait jamais presser dans ses bras, qu'il ne pourrait pas même apercevoir.  La sorcière le laissa un instant à la poignante étreinte dd «on émotion, | elle articula :  — Ne commettez aucun geste irréparable.  D'iiMe voix brisée, Bréal répondit :  — Je vous obéirai, je ferai tout ce que vous voudrez. Puis-je seulement apprendre qui voua êtes ?  — Une vagaiboiule, une errante que vous reconnaîtrez aisément à ses guenilles, une marchande de paniers et de bonne aventure, celle que l'on appelle partout, Myrrha la sorcière.  — Madame, qui que vous soyez, voue pourrez compter désormais sur la reconnaissance du pauvre homme que je  suis.  Coupant court à ces expansions qu'elle n'entendait pas sans émoi, la romanichelle fit dévier la convereation :  — Etee-vous encore en possession de la lettre anonyme que vous avez reçue jadis et qui déclencha toute la série de vos infortunes.  — Quoi, vous connaissez ce détail ? .\h ! vous comprenez bien que je l'ai gar dée précieusement, comme j'aurais conservé un poignard dont j'aurais eu le cœur traversé.  -— Ne vous en défaites à aucun pri.v, ne la confiez à personne. Prenez garde, ne la mettez à portée d'aucune main. C'est cette recommandation que je tenais à vous faire ce soir.  Bréal resta un moment pensif, la tète basse. Quand il releva le front, la sorcière avait disparu.  IX  Un matin, une grande auto limousine s'arrêta (Uwant la maison do Mme .Aubrey.  Une personne habillée de noir et toute paie d'une émotion qu'elle arrivait ïi peine ù contenir, eu descendit.  Sur le seuil de la maison fleurie, elle se heurta à la vieille Aline, lente et lourde comme une péniche, avec qui il fallut avoir une explication.  — Pourrais-je avoir un entretien avec Mme .^.ubrey ?  — Quelle surprise, Madame Lorderot  iiu luo léconnail pas, sans doute ? J'ai puurtani habité Langros, mais je n'étais pas vuluiiiiueuise comme, je le suis.  Mille L'.uderot dut écouter sans sourciller dee détails qui n'eu finissaient plus s-ur le passé.  Enfin, Aline déclara :  — Entrez au salon, je vai« albn' avertir Madame.  Mme Lorderot s'asi^it. Elle entend'.t les trottinemeiits des pieds d'Aline le long du corridor, sur l'escalier où il s'accompagnait de geignement.«, de plaintes et de murmures.  Bientôt Mme .\ubrey se présenta.  Elle était tout blanche de vlsaga et une infinie tristesse donnait à ses traits un caractère do gravité.  0 iine voix alarmé»', Mme Lorderot ])arla :  -- Excusez la liberté que j'ai prise de venir ce matin essayer d'émouvoir votre l'OMir de méro. Vous connaissez sans doute le lerriblo accident dont mon pau-VIO fils a été liie rla victime ?  1 n aftiux de sang empourpra le visage do Mme .Xuhrey qui se sentit défaillir.  nuui, Vitus no i^aviez pas ? Les journaux ne vous ont pas informée ?  - Je ne les ai pas lus. Nous vivons ici dans un ermitgigo, étrangères à tout e»' qui «io passe au ilebors.  (à suivre)   

From 1607 To The Present

Once upon a time newspapers were our main source of information. Now those old newspapers are a reliable source for hundreds of years of history and secrets of the past. Now you can search for people, places, and events without the hassle of sorting through mountains of papers!

Growing Every Second

Newspaper Archive is the world's largest online newspaper database featuring over 130 million newspaper pages. Plus our database expands by one newspaper page per second for a total of around 2.5 million pages per month! The value of your membership grows along with it.

Genealogy Made Simple

Those looking to find out more about their forefathers can empower their genealogy search with Newspaper Archive. Within our massive database, users can search ancestors' names for news stories and obituaries. We must understand our past to understand our future!

Choose the Membership Plan that is right for you!

Unlimited 6 Month

$99.95 (45% Savings!)

Unlimited page views for 6 months Learn More

Unlimited Monthly

$29.95

Unlimited page views for 1 month Learn More

Introductory

$9.95

25 page views for 1 month Learn More

Subscribe or Cancel Anytime by calling 888-845-2887

24 hours a day Monday-Saturday

Take advantage of our Introductory Membership offer and become a member for 1 month only for $9.95!

Your full introductory membership payment will be credited toward the cost of full membership any time you choose to upgrade!

Your Membership Includes:
  • 25 page views for 1 month
  • Access to Over 130 million Newspaper Pages
  • Ability to View, Save, and Print
  • Articles featuring over 100 million people
  • Weekly Search Alerts - We search for you!
  • & Many More Features!
Subscribe for a Monthly Membership only for $29.95
Your Membership Includes:
  • Unlimited Page Views
  • Access to Over 130 million Newspaper Pages
  • Ability to View, Save, and Print
  • Articles featuring over 100 million people
  • Full Access To All Content including 10 Foreign Countries
  • Weekly Search Alerts - We search for you!
  • & Many More Features!
Subscribe for a 6 Month Membership only for $99.95
Best Value! Save -45%
Your Membership Includes:
  • Unlimited Page Views
  • Access to Over 130 million Newspaper Pages
  • Ability to View, Save, and Print
  • Articles featuring over 100 million people
  • Full Access To All Content including 10 Foreign Countries
  • Weekly Search Alerts - We search for you!
  • & Many More Features!

What our Customers Say:

"It is amazing how easy and exciting it is to access all of this information! I found hundreds of articles about my relatives from Germany! Well worth the subscription!" - Michael S.

"I love this site. It's interesting to read articles about different family members. I've found articles as well as an obituary about an uncle who passed away before I was born, and another about a great aunt. It's great for helping with genealogy." - Patricia T.

"A great research tool. Allows me to view events and gives me incredible insight into the stories of the past." - Charles S.

Search Billions of Newspaper Articles 130 Million+ Pages and More Added Weekly!

Uncover 400+ Years
of Newspaper Archives
(1607 to today!)

Browse by Date

Research Newspaper Articles from 11 Countries
& all 50 U.S. States

Browse by Location

Explore 6,200+ Current &
Historical Newspaper Titles
and Counting!

Browse by Publication